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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Sam 9 Juil - 22:28
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musique – C'est vrai.
Je suis un rêveur maladroit, un écrivain médiocre sans confiance, sans honneur. Je suis défaitiste, pessimiste. Je n'ai pas beaucoup de qualité à l'exception d'aimer correctement mes proches. Jusqu'à maintenant et au travers des épreuves de la vie, ils ont toujours été les seuls à m'encourager, à jouer mes muses. Ils se sont battus plus pour moi que je ne l'ai fait pour moi-même. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque part, j'ai vu dans la menace d'Armand un moyen de me racheter, de faire mes preuves à mon tour à l'approche de la quarantaine – mieux vaut tard que jamais. Pourtant la suite de son discours fait battre mon cœur à tout rompre et je n'espère qu'une chose : me tapir dans l'ombre, me faire oublier. Je suis lâche, peureux, c'est vrai. Mais je ne recule devant rien une fois que je m'engage à quelque chose.

Je recule dès l'instant où sa main s'appose sur ma joue. Je n'aime pas son contact, sa peau est aussi froide que sa voix est noire et rouge. Comme ose-t-il m'imposer quelque chose comme cela ? Je n'arrive même pas à répondre. Je suis sous le choc, incapable, face à ma propre faiblesse. J'attrape le verre maladroitement, manque de le faire tomber. La vérité, c'est que je n'ai pas décroché mes yeux de lui. Je suis en colère et cela se voit, sans nul doute. J'ai envie de le fracasser mais que puis-je face à un Sover ? Armand fait ressurgir en moi tous mes complexes.

« Vous êtes... Malsain. »

Je siffle entre mes dents. J'ai beau cracher toute ma haine, je ne bouge pas d'un pouce. Quand deviendrais-je courageux ? J'ai bien peur que cela n'arrive jamais.

« Si vous ne vouliez pas qu'une telle pièce soit découverte, pourquoi la laisser en évidence ? »

Je pose le verre à l'encontre du sien sur la table nous jouxtant, serrant mes poings par la suite et l'affrontant du regard. C'est bien tout ce que je peux faire.

« Ou alors vous rêviez que ce jour arrive. Ce jour où vous aurez l'occasion d'avoir une proie à la hauteur de vos espérances. Je ne vous connais pas Armand mais je me rends compte qu'on pourrait lire en vous comme dans un livre ouvert. »

J'écarte les bras, complètement exacerbés : « Et comment suis-je supposer rendre des comptes à ma cité ? Ne savez-vous pas combien il est difficile de quitter Oranda ? Alors une fois par semaine ! »

J'ai des sueurs froides.
J'aurais dû rentrer à l'hôtel. Je le savais.
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Sam 9 Juil - 23:11
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Son courage à t'affronter du regard, à user de mots tranchants et de vérités plus ou moins valables, est louable. Tu le concèdes. Or, plus que de te laisser pantois d'admiration, sa petite entreprise t'agace.

À peine finit-il son plaidoyer que tu poses une main sur l'une de ses épaules et la presses avec force. Ton regard se plante dans le sien, lui intime le silence. Ton self-control est mis à rude épreuve ce soir. Ne prétendez pas lire en moi. Vous ne pourriez pas même me deviner la pensée la plus sotte. Ta poigne se resserres encore, le tissu de son haut se froisse.

Non. La violence est indigne de toi si la situation est telle qu'elle n'a pas lieu d'être. Le temps de galvaniser tes pulsions, le temps d'un souffle, tu te détends et le libères. Sa proximité - dont tu ne faisais fie jusqu'à lors, te déranges à présent. Tu te lèves, va t'asseoir en face, arbores un sourire placide.

La chaleur et le contact sont traitres, il faut savoir les utiliser à bon escient. Ne mentionnez plus la pièce du second étage - qui soit-dit en passant n'est pas mise en évidence. Votre curiosité est la seule coupable. Tu soupires, murmures à ta seule adresse. Quoique mes domestiques ont été négligents.

Après quoi tu finis la bouteille de vin en remplissant ton verre. L'alcool a hélas peu d'effet sur toi - un désavantage à être né Sover. Tu aimerais pouvoir, ne serait-ce qu'une fois, éprouver l'ivresse. État qui, d'ailleurs, semble très facile d'accès pour ton jeune vis-à-vis.

Négligemment tu roules une cigarette, le regardant de biais, à présent plus las qu'autre chose. Ta colère, même ta froideur, sont devenues muettes - elles-mêmes fatiguées sans doute. Ta journée aura été éprouvante, sans compter tes journées de travail à Oranda.

Je paierais vos déplacements. Vous voyagerez tantôt en Première TGV, tantôt en avion. J'aviserais toujours le moment venu. Tu allumes ta reine grise, expires sa chevelure, t'affales à ton aise. Il arrive un moment où même le plus élégant des hommes a besoin de nonchalance.

Cela a le mérite de te rendre plus humain.

D'un bref geste de la main tu appelles ton majordome, le prie de vous apporter ton rhum irlandais favoris - ce qu'il fait. Il vous sert deux verres. S'il finit saoul, dormira t-il au moins plus tranquille - et toi de même. Quelle pensée saugrenue - tu souris.

Vous me trouvez malsain. Tu reportes toute ton attention sur lui. Pourquoi ? Je suis curieux de vous l'entendre dire à haute voix Alec. Maintenant qu'il est tiens, autant en profiter pour découdre sa peau et ses méninges.



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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Lun 11 Juil - 21:51
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musique – Armand repose sa main sur moi – encore. Combien de fois s'est-il permis un tel contact tout au long de nos discussions ? Je n'ai pas sursauté. Pas cette fois-ci. Mais son toucher m'est désormais beaucoup plus amère que la première fois. Je fronce les sourcils, avec la sensation que son complexe de supériorité et son désir à toujours vouloir le dernier mot l'oblige à faire pression, même physiquement. En dépit du fait qu'il nie toute violence chez lui – chose à laquelle j'ai du mal à croire, je dois l'avouer – il ne peut pas s'empêcher d'essayer de m'effrayer. Il faut croire, cependant, que cela a de l'effet puisque je n'arrive pas à décrocher un mot. Je me contente de respirer fort, de le toiser du regard et essayant par la même occasion de me faire plus petit que je ne le suis.

Je me console dès l'instant où il reprend ses distances, trop occupé à siroter son rhum plutôt qu'à s'attarder sur mon cas. Autour de moi : le néant total, aucune échappatoire. Je suis définitivement coincé ici pour la nuit et quel serait l'intérêt de chercher à échapper le chef des services secret de Zirnitra ?
Je ne cherche pas à me joindre à lui, à m'asseoir en face ni à avoir une quelconque discussion avec lui – je suis fatigué. De ma journée, de ses menaces, de toute sa personne.

« Le simple fait que vous me posiez la question en est la preuve. »

Je suis inquiet désormais. Pour Lexie, pour Jane, pour mes parents. Il n'aurait besoin que de lever le petit doigt pour ordonner à quelques subordonnés de s'interposer dans le bonheur de ma famille, j'en suis certain. Je ne peux pas prendre ce risque, je suis le seul à devoir payer de ma curiosité – un vilain défaut comme il a aimé le souligner un peu plus tôt.

Et quelque chose me dit que je n'ai pas fini de payer mes comptes avec lui. Pas ce soir, en tout cas.

« J'ai l'impression d'être tenu en captivité... »

Je soupire et fait claquer la langue contre mon palais. Je ne peux pas m'empêcher de me plaindre. Que puis-je faire d'autre après tout ?
Ce n'est même pas légal mais un homme de pouvoir peut se permettre d'aller au-dessus des lois – après tout il est celui qui les instaure et bien qu'Armand ne soit [i]que[i] chef des services secrets de la plus grande dictature jamais connue, son influence doit être gigantesque. Au moins autant que l'effroi qu'il m'inspire.

« Savez-vous qu'à Oranda, si nous ne remplissons pas notre quota de travail avant la deadline, nous recevons des amendes et, dans le pire des cas : la prison – ou qu'importe ce qu'on nous inflige, nous disparaissons un temps. J'espère au moins être protégé contre cela. Je ris, fatigué, peste entre mes dents. Ou alors vous perdez la distraction que je représente pour vous. »
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Mar 12 Juil - 20:31
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Il te semble aussi fatigué que tu sembles las. Pourtant tu gardes contenance et tes yeux conservent cette lueur dévorante qui leur est si propre. Tu termines ton verre de rhum, te racles discrètement la gorge et songes. Plus que tu ne le souhaites, tes pensées vont éparses.

Quelles subdivisions pourraient-tu allouer à ta curiosité ? À présent qu'il est là, captif - comme il l'a à juste titre compris. Tu n'es pas assez en forme pour écarteler ses méninges, pas plus que tu n'as d'entrain à repousser ses limites physiques. En quoi l'humain t'intéresse t-il déjà ? Qu'as-tu si avidement désiré découvrir en l'abordant lui ?

Comme s'il eut été un souvenir d'un autre âge, tu te remémores ton premier regard sur lui alors qu'il était debout face à la foule à expliquer le contenu de son nouvel ouvrage. Tu t'étais arrêté, tu l'as même attendu sur ce banc dans la rue. Armand, explique tes émotions, explique tes intentions.

Tu cherches mais la passion n'y est pas. Tu n'es pas d'humeur à distiller finesse et lucidité. La facilité, après une telle journée, est de mise. Alors... Qu'est-ce qui t'as séduit ?

Son incontinence verbale et son manque de confiance ? Non. Sa vision plutôt optimiste de la vie, son étendard au nom de l'amour, sa vaillance sous couvert de lâcheté ? Oui, en partie. Tes yeux se reposent sur lui, tu reviens à toi et, évidemment, te sers un second verre de rhum.

Vous êtes captif. Tu bois une première gorgée, t'étires légèrement. Ne vous souciez pas des autorités d'Oranda. Vous n'aurez aucun compte à leur rendre, je m'en assurerais personnellement. Paroles après lesquelles tu te lèves, réajustes ta cravate et prends séant devant lui.

Quelle voie explorer à présent ? Tu as ta petite idée. Tu souris. Déshabillez-vous Alec. Tes yeux le percent et si ta voix est doucereuse, elle n'a pas plus de chaleur et de souplesse qu'un bloc de glace. Le fait est que tu es curieux de savoir s'il coopérera ou s'il tentera - par honneur, orgueil ou contradiction - de se dérober.

Le voir dénudé, en soit, t'indiffère à contrario donc de l'acte en lui-même. S'il y a une chose que tu as apprise sur l'homme au cours de ces quarante dernières années, c'est qu'il attache en général une grande importance à son intimité - physique notamment. Chose que tu peux concevoir et comprendre sans pour autant y apporter la même valeur.

Plutôt que de le laisser réfléchir paisiblement, quoique le terme est ironique vue la situation, tu penches la tête sur le côté et imites presque une inspection médicale. De quoi le mettre davantage mal à l'aise. Si cela t'amuse ? Tu n'en es pas sûr...


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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Mar 12 Juil - 22:10
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musique – Je me sens rassuré mais ce sentiment ne perdure qu'à peine une seconde. Je n'aurais à justifier mes absences qu'auprès de ma famille – hors de question de les mêler à ces histoires car, connaissant Lexie, je sais qu'elle cherchera à tout prix à me sortir de là, quitte à se mettre elle-même en danger. Je pousse un soupir de soulagement, me relâche. La tension de mes épaules s’amoindrit jusqu'à l'ordre fatidique : déshabillez-vous.

Estomaqué, je reste bouche bée, comme si je ne comprenais pas. Si. J'ai bien compris.
J'ai bien compris, bien entendu, et c'est fort regrettable. Ma mâchoire bouge de quelques millimètres, je peine à chercher de parler, fronce les sourcils, grimaces.
La situation est encore plus embarrassante quand je me rends compte qu'il ne cesse de me fixer. Je déglutis fortement et ferme les poings, comme si cela allait me rendre imposant – je rêve.

« Pardon ? »

Je lance, estomaqué.
Je me frotte le visage. Je n'en crois pas mes oreilles.

Mes joues virent au rouge. Je suis pudique de nature, je n'aime pas me montrer – encore plus devant un inconnu. J'ai beau me rappeler de ses quelques mots qui visaient à me rassurer sur le fait qu'il n'avait pas de tels penchants mais plus les minutes passent, plus les doutes germent en moi. J'ai le cœur qui bat à tout rompre et je meurs sous mes sueurs froides. Ce type est malade.
Vraiment.

« Donnez-moi une bonne raison de le faire. »

En somme, des explications. Le pourquoi du comment. Je ne veux pas faire des choses aussi dégradantes sans y voir un quelconque intérêt mais je suis prêt à parié qu'il va lancer le prétexte de ma famille pour me faire faire de telles choses.
Qui plus est, quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises – ou de mes pires cauchemars.
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Mer 13 Juil - 22:02
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Il ne coopère pas. Évidement. En fin de compte, tu t’y attendais - cela aurait été bien moins plaisant de le voir se dévêtir à la seconde suivante tes paroles. Néanmoins, et c’est paradoxal, le sentir si farouche t’irrite un tantinet. Malgré sa pudeur et son souhait de garder dignité - il suinte la peur.

Tu t’écartes, t’assois sur la table basse lui faisant face, croises les jambes. Que faire ? La violence, non. Tu ne tiens toujours pas à t’y résoudre. Les menaces verbales ? C’est si facile, si petit. Non. Alors quoi… Te contenter de le fixer avec insistance, de l’ensevelir sous la pression et de le noyer dans le froid de tes iris ?

Vous gaspillez votre salive pour peu de résultats Alec. Tu soupires, te roules paisiblement une énième cigarette. Qu’importe ce qu’il dit, qu’importe l’ampleur de ses protestations, puisse t-il même se débattre physiquement s’il le souhaite : tu auras gain de cause. Déshabillez-vous.

Tu lèves tes yeux à son adresse tandis que tu allumes mademoiselle cancer. Tu crains qu’il puisse continuer son manège d’outré jusqu’au bout de la nuit. Tu en reviens donc toujours au même point : menace, violence, impassibilité ?  Dilemme Nietzschéen. Tu passes une main dans tes cheveux, te racles le gorge.  

Je n’ai pas d’appétit, comme j’ai pu vous le dire plus tôt, pour votre genre ou le genre inverse. Le sexe me semble désuet quoiqu’intéressant pour les réactions qu’ils suscitent. Tu te lèves, outrepasses ton désamour pour le toucher et caresses l’une de ses joues. Un sourire germe à tes lèvres - pourtant aucune chaleur ne t’effleure ni ne t’anime. Devrais-je vous arracher vos vêtements, poursuivre plus loin encore, et voir ces réactions sur vous ?

Au final, tu joues une carte plus fine. Ou les retirerez-vous de vous-même, me laissant sur une satisfaction amplement suffisante et ne nécessitant pas l’approfondissement de ma curiosité ? Une carte à double tranchant.

Une seconde fois tu t’écartes et reprends l’exacte position que tu venais de quitter la minute plus tôt. D’étranges et sinueuse volutes de fumées s’extirpent de ta bouche - aussi étranges et sinueuses que tes pensées à l’instant où tes pupilles capturent les siennes.


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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Mer 13 Juil - 22:32
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musique – Ses réponses ne m'avancent en rien : en quoi me déshabiller pourrait subvenir à son besoin de curiosité ? Je n'ai rien de particulier, rien à montrer et rien à prouver. Je ne suis même pas beau, même pas charismatique : je n'ai rien. Vraiment rien. Armand a juste les yeux d'un pervers malsain, désirant m'humilier et me réduire à l'état d'esclave. Je ne suis pas un esclave.
Je suis un homme.
Il est temps de me le prouver, n'est-ce pas ?

Je serre les poings un peu plus fort. Je suis fou de réagir ainsi. Je devrai pourtant le faire. Pour Lexie, pour Jane, pour ma famille. Mais pour Lexie, pour Jane, pour ma famille, je dois savoir me montrer plus fort que je ne le suis. Sinon, qu'adviendra-t-il de nous ?
Je me surprends à prendre mon courage à deux mains et ronger la distance qui nous sépare. Pour la première fois, c'est mon ombre qui l'engloutit tout entier. J'ai l'air si maigre, si faible.

« Essayez seulement. »

Je peste entre mes dents.
Pour tout avouer, j'ignore s'il usera de la force pour m'arracher de mes vêtements : auquel cas il finirait par briser ses codes moraux, je suppose. Je sais qu'il ne me laissera pas sortir d'ici sans avoir exécuter ses désirs et ses ordres, mais je peux au moins jouer une nouvelle carte. La carte de l'honneur. Pour le peu qu'il me reste.

Je n'ajoute rien de plus, je reste le toiser du regard, attendant une quelconque réaction.
Et ce serait mentir de dire que je n'ai pas peur.

J'en ai les jambes qui tremblent.
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Jeu 14 Juil - 14:50
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Tu hausses un sourcil, étonnement… étonné. Il a de la ressource, en dépit de sa pathétique condition. Qu’il te résiste jusqu’à serrer les poings et brandir un semblant d’honneur, c’est louable. Louable, mais agaçant. Si tu n’avais qu’un soupçon d’irritation plus tôt, te voilà pleinement et désagréablement envahit.

Tu soupires, éteint le mégot de ta cigarette, te lèves. Cherche t-il à te faire briser tes principes moraux en plus de chercher à racheter son orgueil ? Cela ne marchera pas. D’un certain côté, cela t’offre une nouvelle occasion. Celle d’appliquer la dite curiosité sur les dites réactions suscitées par le dit sujet malsain, précédemment évoquées.

Que faire donc ? Tu hésites, te racles la gorge. L’instant d’après, tu prends séant devant lui et entreprends avec un calme et une habilité déconcertants de déboutonner sa chemise. Tu ne le regardes pas, ne te soucies pas de savoir s’il tentera de te frapper, de se dégager, d’hurler ou de geindre. Après tout, tu as l’art et la manière d’emprisonner par ta seule aura.

Tu poses sa chemise sur le divan, t’offres un bref coup d’oeil - plus contemplatif qu’avide. Avide, en fait, il ne l’est pas du tout. Finalement tes yeux accrochent les siens. Où est ta cruauté, où est ton mépris ? Absents. Ne réside plus qu’un profond silence dans tes pensées - presque religieux. C’est le terme, religieux. Tu connais pareil état lorsque tu admires l’architecture d’une cathédrale, le mystère se dégageant d’une sculpture de la Vierge, la beauté émanant d’un tableau mettant à l’honneur le martyr des saints.

Que dois-je faire Alec ? Cette question s’adresse à ta propre conscience - fusse t-elle agrémentée de son prénom. Tiens-tu à lui faire l’amour ? Expression inappropriée en l’occurence - dommage que la langue française n’en permette pas une tout aussi polie pour désigner une relation charnelle sans sentiments. Une seconde fois tu soupires.

Pour connaître la suite à venir, il te faut provoquer les évènements. Comment savoir si tu es susceptible de le désirer ? Le voir entièrement nu ? Non. Il resterait à l’égale de la pièce d’art : juste bonne à admirer. Tu es, fait étrange, trop las pour faire un choix. Par pure facilité, tu vas le laisser décider du contenu de la page suivante de votre conte. Otez votre pantalon. À pile ou face. S’il obtempère, tu te contenteras d’une appréciation visuelle. S’il va à ton encontre, il perd son statut d’oeuvre.


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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 17 Juil - 15:21
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musique – Et comme je m'y attendais : je ne suis pas parvenu à bouger d'un cil. Pire : j'ai fermé les yeux dès l'instant où ses mains se sont posées sur ma chemise. Je tremble comme une feuille et je peine à conserver un rythme cardiaque normal – ne parlons même pas de la cadence de ma respiration.
Puis, tout à coup, le froid. Je me fige un peu plus sur place, les muscles de mes jambes se crispent et me fais du mal pour ne pas laisser ma mâchoire claquer sans cesse. Je fronce les sourcils et au moment où j'ouvre mes paupières à nouveau, il apparaît devant moi à me regarder comme un animal empaillé derrière une vitre. La colère me gagne, mais pas plus que la honte pour le moment.

Lorsque son deuxième ordre me parvient : je m'apprête à renchérir et louer la pudeur ainsi que le respect. Mais je sais d'avance que la cause est peine perdue, je ne ferais que gaspiller ma salive pour peu de résultats comme il l'a si bien dit un peu plus tôt. Il a toutes les clefs en main et moi... Moi je ne peux que subir.

Qu'attend-il véritablement de moi ? Je ne parviens pas à comprendre, pas à lire dans ses yeux. Je n'arrive à rien, en fait, même pas à penser.

Je déboutonne mon pantalon et celui-ci tombe à mes chevilles. Je le pousse sur le côté et croise mes mains devant moi sans oser fixer mon échec dans un quelconque reflet de miroir. Ma raison me dit de me taire, mais vous savez, le cœur, parfois, n'en fait qu'à sa tête.

« Êtes-vous satisfait ? »

Dis-je l'air dédaigneux. Je parviens à l'affronter du regard, si bien que je devrai me contenter de cela désormais.

Je ne suis pas bien à l'aise avec mon corps : je suis plutôt fétiche et sans intérêt. Je ne plais pas, je ne me plais pas non plus. Et le montrer au premier venu est une chose peu commune.
Alors pourquoi ?
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 17 Juil - 16:18
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Il s’exécute, ravalant sa colère, enterrant au mieux sa honte. Il s”exécute et, non sans une once de satisfaction, tu l’observes faire. Tu sens le poids de la culpabilité l’assaillir - amère, acide. Elle l’accable. Il s’en veut d’être impuissant, de ne pas pouvoir protester plus que part un simple regard.

Tu restes impassible, parfaitement figé dans ta contemplation profane. Car en soit, c’est exactement ce que tu fais : profaner. Si son corps lui appartenait, il n’est à présent plus qu’un objet d’étude, un lieu désacralisé de toute intimité, de tout respect. D’un pas, suffisant pour être au plus proche de lui, tu t’avances.

Aussi fou et déconcertant que cela puisse te paraître, l’envie de le toucher est là ; elle te prend, t’assaille. Sans prévenir, sans crier gare. Tes traits s’animent, tu gouttes à une émotion que jamais tu n’as connu - ou trop lointaine pour t’en rappeler. Tu gouttes à l’envie. Non pas la basse et primaire envie physique - non. Une envie noble : l’envie de le posséder.

À l’égal d’un enfant qui ne peut se contenter d’admirer le jouet qu’il désire sur une étagère, tu poses tes mains sur lui. Tu le manipules, le fait pivoter d’un pressement sur ses épaules, inclines sa tête en arrière.

Tes doigts dévalent avec une lenteur extrême l’échine de son dos et tes yeux dévorent avec hardiesse la plus petite parcelle de peau qui s’offre à eux. La croupe de ses fesses, les reliefs de son bassin, le contour de ses côtes, la rugosité de son menton. Il te parlerait, contesterait, que tu ne t’en apercevrais même pas.

Un picotement naît au creux de tes paumes. Tu t’arrêtes, curieux d’en connaître la teneur et l’origine mais rien. Rien n’effleure ton esprit avec assez de vraisemblance pour expliquer cette sensation. Et tes désirs, à l’égal de ta curiosité, croissent. Tu te racles la gorge, le pousses jusqu’à le coincer entre la cheminée, le mur et toi. Je ne suis pas satisfait.

Le néant décrit tes traits, le feu décrit tes yeux. Tu veux comprendre ton envie, et - par dessus tout autre souhait - tu veux susciter des réactions nouvelles, tu veux voir son corps répondre à l’examen que tu lui appliques. L’enfant veut sortir les piles de jouet, il veut le faire marcher par sa seule imagination, par son seul doigté - n’est-ce pas ?

Tu encadres son visage de tes mains, t’engouffres dans son espace et, à la mort d’une de ses expirations, captures ses lèvres des tiennes. Son haleine est tiède, a le goût du whisky et du vin dont tu l’as saoulé. D’aucun aurait dit que c’est agréable, que sa bouche est douce - toi, tu définis l’agréable comme l’accomplissement d’une nouvelle expérience. Un baiser chaste - si tant est qu’il fut candide. Il n’en est rien.

Alors que signifie t-il ? Tu souris, le libères de ton ombre sans pour autant relâcher ton emprise. Alec. Allongez-vous sur le divan, fermez les yeux, et ne dites plus rien. Ou alors quoi ? Qui sait ce dont tu es capable ce soir.


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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 17 Juil - 16:39
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musique – J'ignore laquelle des deux comparaisons est la plus adaptée : être un insecte qu'un scientifique décortique ou une jeune femme et son prédateur. Dans tous les cas, je me sens souillé par son regard et dans l'incapacité de m'en défaire. À chaque fois qu'il pose les yeux sur moi, je le ressens. Même dans mon dos, ça me brûle. Comme de l'acide. Ca n'a rien d'excitant, rien d'agréable. J'ai envie de vomir, plus que jamais. Mon corps est si froid.
Et maintenant qu'il me touche, je sens le poison de ses doigts déferler sous ma peau. Je fronce les sourcils, serre les dents, encore, encore. Je n'en peux plus, je vais exploser. Ca me repousse, me dégoûte. Je ne veux pas rester ici plus d'un instant. Pourtant, Armand m'oblige à reculer, me coincer.

La suite, quant à elle, va me faire réagir au quart de tour.
Je n'ai jamais embrassé un homme et cela ne m'a même jamais effleuré l'esprit. Je respecte autrui mais je ne veux pas qu'on m'impose de tels supplices. Ce n'est qu'un baiser, direz-vous. Bien au-delà, c'est un manque de respect et de pudeur comme je me tue à le penser depuis le début. Là où j'avais décidé de me taire, je comprends que c'est trop. C'en est assez. Je grimace et recule du mieux que le peux, très vite emprisonné par le Sover et la paroi derrière fois. Je n'ose pas le toucher pour le repousser et quand bien même il reprend un pas de différence entre nous, je me sens tout autant prisonnier.

« Non. »

Pour tout l'amour que je porte à ma famille, je ne suis pas prêt à me laisser dominer de la sorte – quel mérite pourrais-je avoir si j'abandonne maintenant ? Je ne pourrai jamais être véritablement craint mais je peux.. Je peux au moins faire mes preuves.

« Vous êtes un malade. »

Ni une ni deux, j'attrape le chandelier au-dessus de la cheminé et lui assigne un coup sur la tempe. Je ne me sens pas vaillant, courageux, je n'ai pas l'étoffe d'un héros et je ne représente pas la puissance, bien au contraire. Je me sens comme un animal en cage avec un prédateur de l'autre côté des barreaux.
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 17 Juil - 17:41
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Du dégoût, de la peur et la naissance d’une profonde aversion. Tel est le résultat de ton premier acte en tant que profane, telle est la première réaction à laquelle tu as droit. Cela te plaît - au moins autant que cela te pousses à en vouloir davantage. Sans ciller tu le laisses reculer, tu le laisses te qualifier d’un titre qui, quelque part, n’est pas si péjoratif. Malade ? Par ce que tu n’agis pas comme le commun des mortels, tu es malade ? Intéressant. Il recule, te menaces d’un chandelier, te frappes.

Tu aurais dû éviter - tu aurais pu. Mais non. Par cet acte, il vient de se tendre un piège d’une beauté et d’une dangerosité sans pareil. La douleur t’élance légèrement, pas assez cependant pour défaire ton regard du sien. Tu masses un instant tes tempes, soupires. Vous êtes incorrigible. Le gronder a ça de ridicule qu’il est dans son bon droit, et toi en tord.

D’un geste vif, tu saisis l’un de ses bras et le tires jusqu’à toi avant de le faire chuter sur le divan. Tu t’étais promis de ne pas user de la violence, elle qui te révulses tant. As-tu encore le choix ? Peut-être. Ou peut-être veux-tu simplement en user car jamais tu n’auras eu d’aussi belle excuse de le faire : le punir, venger ton affront.

Tu t’agenouilles en face de lui, maintiens ses poignets liés sous la tenaille de tes mains. Ce n’est que votre premier soir ici. Vous ne pouvez encore vous faire à l’idée de notre lien. Avoir peur est… compréhensible. C’est la première fois que tu l’établis, la première fois que tu en parles. Si légèreté il y avait dans ta voix, elle disparaît. Sachez que votre vie est indissociable de la mienne à présent.

Tu te relèves, t’assois sur le rebord en cuir, le libères et caresses pensivement ses mâchoires, absorbé par l’image de la pendule et de son tic tac régulier. Moins d’une minute tu demeures ainsi, perdu dans le file de tes pensées. Doucement tu changes de place, t’assieds à ses côtés, te penches à sa rencontre. Ses joues sont moites.

Son parfum est âpre. Il a quelque chose de plaisant - un je ne sais quoi de musc, de papier froissé, d’encre noire. Une seconde fois, tu l’embrasses chastement - sans plus lui laisser la possibilité de se débattre, de filer. Ton poids est un étau, tes gestes sont des rasoirs. Ses réactions seront-elles toujours les mêmes ? Dégoût, colère, frustration ?

Ne peux-tu en voir d’autre ? Haine, gêne, appréhension… Dieu sait quoi encore…

Ton introspection se poursuit, tes lèvres glissent sur son cou. Ses veines battent au rythme d’un tambour invisible. Tes doigts filent le long de ses côtes, s’arrêtent au seuil de son sous-vêtements. Tu souris. Qu’a t-il à craindre ? Un viol ? Non, c’est abjecte. Qui plus est, tu es incapable d’être excité par l’idée d’un rapport sexuel - cela te dépasse.

Ne reste que la constance immuable et féroce de déguster ses réactions, ses frémissements. Qu’ils soient négatifs ou positifs t’importe peu - c’est les vivre par procuration qui t’importe, c’est ta curiosité qui t’importe.

Qu’est ce qui vous semble le plus abominable ? Ce que je vous fais subir ou le fait de ne pouvoir me résister convenablement et d’abaisser à terre votre honneur et votre statut de protecteur au sein de votre famille ? Ton sourire disparaît au profit d’une lueur sombre.


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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 17 Juil - 18:14
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musique – À quoi pensais-je ? Je savais déjà que cet acte était vain et pourtant, ça n'a pas stoppé mon élan. Je n'ai pas le temps d'en profiter pour fuir, j'ai l'impression de ne l'avoir qu'effleuré alors que j'y ai mis toute ma force. Voilà toute la puissance des Sovers que l'on vend tellement à travers la Trinité, je comprends mieux désormais. Mais c'est trop tard ? Je l'ignore. Sa poigne est forte, douloureuse, inquiétante. Je ne peux pas prédire ses mouvements et imaginer la suite. Il me fait balancer contre le divan et ne me permet pas un instant de répit.

Un nouveau baiser qui me révulse, j'essaye de ranger mes lèvres entre mes dents, m'enfonçant un peu plus dans le dossier. Il me touche. Il me touche, et ça me répugne encore plus. Mon corps frémit d'horreur, quel plaisir pourrais-je ressentir face à de tels actes déplacés ? Je m'apprête à lui ordonner d'arrêter lorsque ses doigts s'aventurent plus bas que mon abdomen mais je n'en ai pas besoin, finalement – grand bien m'en fasse. Je respire un instant avant de pester :

« Les deux. Vous m'écoeurez. »

Littéralement, j'en ai la nausée. Je regarde autour de moi un moyen de m'échapper de cet enfer mais son emprise est beaucoup trop importante. Mes vêtements sont trop loin et personne aux alentours ne viendra à mon secours.

« Vous prétendiez ne pas avoir ce genre d'appétit. N'avez-vous aucune parole ?! »

J'ose un regard enragé envers lui – mais sans doute s'approche-t-il plus de celui du chien battu. J'essaye de m'extirper selon mes montées d'adrénaline mais sa poigne me rappelle à l'ordre : je suis prisonnier.

« Je ne vous appartiens pas. Je ne suis pas un jouet, pas une curiosité ni un animal. Boire du vin dans votre manoir et porter des costumes ne vous rend pas plus méritant à votre rang et vous donne encore moins le droit de me faire subir ça. Laissez-moi partir, maintenant. »
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 17 Juil - 18:40
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Tu t’esclaffes silencieusement, pour une fois sincèrement amusé par la naïveté ô combien haineuse dont il t’afflige. Croit-il réellement à ses propos ? T’estimait-il homme de parole pour décrier à présent l’absence de celle-ci ? Vraiment, il est si … humain. Vous vous méprenez Alec. Je ne manque pas à mes valeurs. Je n’ai pas ce genre d’appétit - c’est différent d’avoir envie d’assouvir ma curiosité.

Tu te redresses, lui octroies la liberté de respirer plus librement, si tant est qu’il le puisse encore. Sa litanie est louable, il tente une nouvelle fois de revendiquer ses droits. En vain, évidemment. Te faudra t-il te répéter encore et encore jusqu’à ce qu’il comprenne, jusqu’à ce qu’il admette, qu’il est à toi ? Tu soupires, un tantinet las à l’idée que c’est très certainement ce que tu devras faire.

Il est temps de te laisser aller et de lui couper l’espoir d’une échappatoire.

Tes yeux détaillent enfin, faute d’avoir été occupés ailleurs, son corps. Maigrelet, fin, n’énonçant pas même le soupçon d’une force quelconque. Un chiot plus qu’un chien finalement. Un détail en particulier attire ton attention. Sa gêne, visible et impudique, fraîchement apparue sous son sous-vêtement. Tu souris. Je vous répugne - dommage que votre corps ne puisse en dire autant.

Voilà un autre attrait de la misérable condition humaine : l’incapacité à se contrôler physiquement, quand bien même l’esprit l’est. Un attrait des plus intrigants. Que faire alors ? Pousser le vice à son extrême ? Tu hésites. Agir de la sorte t’offrirait une satisfaction à double tranchant - celle, toujours présente, de te procurer ce qu’il vit, d’étudier ; celle de te sentir sale, asservis à un contact, qui plus est un contact sexuel.

Tu te racles la gorge, desserres ta cravate, le col de ta chemise. Pourquoi ne pas lui laisser à nouveau le choix, tirer profit de la situation, le plonger dans une perversion plus sombre encore ? Oui. Ton sourire s’étire, tes dents luisent. Soulagez-vous.  Pas besoin de préciser, bien sûr, qu’il doit le faire sous tes yeux. Tu presses ton index sur le relief bombé. Ou je le fais.

Et s’il se croit assez fort et émérite pour laisser le temps et le silence amoindrir son érection, tu le ramèneras plus enchaîné encore à celle-ci - quand bien même il te faudrait le meurtrir de tes caresses.



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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec Dim 7 Aoû - 19:16
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armand // alec
musique – Lorsqu'on écrit des histoires pour les enfants, nous sommes conditionnés à penser que les gentils gagnent toujours face aux méchants. Je constate aujourd'hui que c'est bel et bien une fable. Pourtant, j'ai essayé. J'ai essayé ces dernières années à changer le message pour mes jeunes lecteurs, pour les rendre plus courageux et plus réaliste, que parfois le mal l'emporte mais que l'on peut y trouver le bien en son cœur. J'ignore si ces thèmes complexes ont réellement plu à mon public, je ne lis jamais les critiques et je n'écoute que d'une oreille les retours de mon éditeur – quel piètre artiste fais-je là, n'est-ce pas ?

Et là. Maintenant.
Je ne vois pas le bien dans cette situation. Même en lui. Je suis dans l'antre du Diable.

Je me fige un peu plus à son dernier ordre. Je ne peux ni le prendre comme une proposition et encore moins pour une option : je ne peux pas le lui refuser. Je suis un lâche putain. Un lâche mais avec encore une lueur d'honneur dans le cœur. Bordel.

« La seule chose qui puisse me soulager ce serait de vous cogner jusqu'à ce que vous souffriez. »

Lui annonçais-je froidement, yeux dans les yeux.

Bien entendu que je ne céderai pas à de telles bêtises ! Et s'il m'approche... Même si je n'ai aucune chance face à sa force herculéenne, je me battrai jusqu'au bout.

« Vous êtes malsain. Pervers. Je siffle entre mes dents et regarde en face de moi, un point invisible m'interpelle. Vous pouvez voir en moi une brebis apeurée mais je n'en suis pas arrivé au point où je me plierai à vos ordres. »
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MessageSujet: Re: from now on, we are each other's author - alec
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