MessageSujet: count them down — ft. Rick & Achille Mer 6 Juil - 23:21
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count them down
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But still the days seem the same
Akmar n'a jamais été un fervent croyant.
Il connait l'histoire de sa religion, de sa foi — de son Dieu. Ses ancêtres étaient d'anciens coptes égyptiens qui se sont mariés avec une famille de pratiquant protestants gallois. De génération en génération, alors que la famille Al-Misrî se forme et survit à l'Apocalypse mondiale, les dogmes s'oublient peu à peu. Ces traditions et croyances pour lesquelles des centaines de milliers de fidèles s'entre-déchiraient dans l'Ancien temps. Il ne reste que quelques reliques ayant perdu tout leur sens. L'agpeya est toujours en vigueur dans la maisonnée familiale mais déjà Akmar oublie bien souvent la prière de la sixième heure. Les histoires que sa mère, Meriam, racontaient en le bordant n'étaient que ça ; des histoires.

Pater noster, qui es in caelis
sanctificetur nomen tuum


Akmar n'a jamais été un fervent croyant.
Il se prend pourtant aujourd'hui à lever les yeux vers le ciel, se lamentant silencieusement. Est-ce son châtiment pour avoir oublié la prière de la neuvième heure également ? Il observe du coin de l'oeil son coéquipier depuis cinq mois déjà. Un être moitié ours, moitié homme aux épaules larges et musclées, aux cheveux roux flamboyants et à la barbe mal entretenue. Ils forment un drôle de tableau, côte-à-côtes. Lui grand et baraqué, Akmar frêle, presque maigre, les yeux vert-gris globuleux et les cheveux emmêlés. Il n'a que quelques centimètres en moins que lui, une poignée tout au plus, pourtant, ils ne pourraient pas être plus différents. Dans leur physique, dans leur comportement, dans leurs agissements. Il semble si fragile à ses côtés — simple brindille que le vent pourrait briser. Ses épaules se courbent et il regarde la pointe de ses souliers. Il n'aime pas se comparer à son coéquipier. Il est quelque chose qu'il n'atteindra jamais, qu'il ne pourra jamais espérer atteindre.

Adveniat regnum tuum ;
Fiat voluntas tua
sicut in cælo et in terra.


Akmar n'a jamais été un fervent croyant.
Et pourtant.
Pourtant il se demande pourquoi la vie ne lui a pas sourit. Pourquoi elle se montre aussi injuste envers ses propres parents — de fervents croyants, eux. Essayant tant bien que mal de nourrir leurs six enfants avec leur maigre paye. Essayant d'éduquer leurs fils et leurs filles pour leur offrir un avenir plus avenant. Alors que de l'autre côté de cette réalité on retrouve son coéquipier — pourri gâté, nourri, choyé. Ils n'en n'ont jamais parlé, mais Akmar lit comme dans un livre ouvert ce visage bon vivant, ses joues rondes et rougies, sa carrure ferme et bien remplie. Et son tempérament — ce côté bon vivant horripilant, cette tendance à papoter, discuter, parler pour ne rien dire. Ces paroles sans véritable propos, dizaines de mots qui résonnent creux à ses oreilles. Akmar offre un demi-sourire — sa paupière se crispe. Mais il ne dit rien.
Il ne dit jamais rien.
Une main gigantesque se pose sur son épaule. Frisson dégouté. Il l'évite de justesse, tournant son torse, affermissant son sourire en demi-teinte. Ne rien laisse paraître. Son coéquipier — cet idiot — ne remarque rien et continue de bavasser. Tant mieux. Tant pis.
Ils continuent leur marche, le pas pressé. Akmar aurait préféré réaliser une patrouille à Shantytown, surveiller les vols à l'arracher, essayer de repérer un ou deux criminels mal intentionnés. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui ils se dirigent côtes à côtes pour rencontrer leur nouveau camarade — supérieur, leur capitaine — encore un vendu à la solde du gouvernement qui pourra les diriger.
Arrêt.
Garde à vous.

Akmar n'a jamais été un fervent croyant.

Pater noster, qui es in caelis
sanctificetur nomen tuum
Adveniat regnum tuum ;
Fiat voluntas tua
sicut in cælo et in terra.

FT. RICK & ACHILLE


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MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Jeu 7 Juil - 1:20
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Il parle, il ne cesse de parler depuis qu’il a quitté le baraquement. De quoi exactement ? Il ne le sait même plus. Il a parlé des femmes, de toutes ses femmes dont les hommes rêvent un soir alors qu’ils sont seuls. Il a parlé du temps qui est lourd aujourd’hui et qui rend la marche plus difficile. Il a parlé des rues qu’ils traversent et qu’il connaît par coeur. Il parle encore à cet instant, de son coéquipier, de ce gringalet qui ne cesse de le surprendre. Il l’aime bien ce petit Akram, ou est-ce Akmar ? Il ne saurait pas le dire, après tout il ne cesse de l’appeler Ak’ ou la crevette. Il n’a pas conscience du mal qu’il fait. Il est maladroit, il l’a toujours été. Il énerve, il agace, il fait enrager. Il n’y peut rien, il est comme ça, simple mais trop franc, trop direct. Il n’a jamais su mentir ou retenir une idée dans son crâne sans la prononcer. C’est un idiot. Un idiot qui continue de parler.

« Je me demande comment tu as été accepté avec ton physique de brindille. »

Rick rit pour lui-même, parce que ce qu’il prononce ne sont que des blagues pour lui, que des mots qu’il ne devrait pas prononcer, mais il ne le sait pas, il ne le comprend pas. Pourquoi marchent-ils en dehors des bidonvilles un mardi ? Rick aurait pu l’oublier depuis qu’on le lui avait prononcé, mais c’était une chose qu’il ne voulait pas oublier. Ils allaient à la rencontre dans leur nouveau supérieur. Depuis combien de temps n’avait-il pas été sous des ordres direct ? Le rouquin avait réussi à y échapper depuis presque 1an, depuis qu’il avait été rétrogradé en réalité. Il finissait toujours par redescendre dans la hiérarchie, même alors qu’il se pensait déjà au plus bas. Peu importe après tout ? Il s’en fichait au fond, il n’avait jamais été très patriotique, même si pour lui Amenti reste la ville la moins merdique dans ce reste de monde.

« Tu penses qu’il sera comment le gradé ? »

Depuis 12ans dans l’armée, Rick en avait eu des supérieurs, des cons, des sympathiques et même des femmes avec qui il n’avait pas hésité à faire plus ample connaissance, lorsque celles-ci ne préférait pas des collègues moins virils. Une chose était sûre, il se méfiait toujours des supérieurs qu’on leur envoyait, certains prenaient rapidement la grosse tête et en tout bon emmerdeur de l’autorité, le rouquin se sentait obligé de faire comprendre qu’il ne se laissera pas brider par un connard. Il était loyal, mais pas à n’importe qui, fallait pas exagérer. Il allait jauger le petit gars qui allait devoir le supporter en tant que subordonné dès cette première rencontre, comme il l’avait fait la première fois avec son coéquipier. Ce petit gars il ne l’avait pas senti au premier regard, l’armée n’est pas fait pour les faibles, il le pensait réellement, non pas qu’il est quelque chose contre les personnes avec un physique différent du sien, mais il avait déjà perdu un collègue et il ne souhaitait pas que cela recommence. Pourtant il avait finit par apprécier le gamin, avait apprit à le connaître en 5 mois et en tout bon naïf et idiot, il le considérait aujourd’hui comme un ami.

Rick regarde le petit gars qui l’accompagne se mettre au garde à vous, il se tourne vers l’homme qui va les diriger. Il le fixe et il ne parle pas, pour une fois. Garde à vous et il se tait se contentant d’observer et de juger le petit nouveau.


je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche, cette cuillère j'ai appris à m'en servir comme d'une arme face à ceux qui me l'ont offerte. appelez ça de l'ingratitude, j'appelle ça gagner sa liberté face à l'oppresseur. ma vie je l'ai construite par mes propres moyens, mes propres choix, comme ça si elle est à chier, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.
MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Jeu 7 Juil - 1:53
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    Achille n'avait jamais eu de position où il pouvait donner des ordres. Il n'avait jamais fait autre chose que les suivre. Bien sûr, il réfléchissait, donnait son opinion. Il fallait cela après tout, pour qu'il puisse monter de la hiérarchie. C'était leur but. Enfin, seulement le sien, désormais. Il devait apprendre à vivre par lui-même. Il n'avait jamais été très entouré, mais jamais seul non plus. Cette événement, plus son changement de grade, le rendaient totalement perdu. Pourtant, il n'avait pas le temps de penser à ce genre de choses, il devait faire son travail correctement. C'était la seule chose à laquelle il devait penser, comme toujours. S'entraîner, travailler, obtenir plus, encore. Puis, plus il atteindrait de niveaux, plus il aurait accès à d'importantes informations, ce qui lui permettrait de mener ses propres enquêtes. En effet, il ne pouvait parler à personne de celles-ci, c'était trop dangereux, la confiance était trop dangereuse.

    Aujourd'hui, c'était différent. Il ne devait pas réfléchir à tout ça. Il allait rencontrer les soldats sous son commandement, direct. Il n'avait pas connu grand monde jusque là dans le corps de l'armée, et il savait que ces deux là étaient de petits nouveaux. Après tout, il avait eu leurs dossiers dans ses mains et ces noms lui étaient totalement inconnu. Rickaerdt Newton Montgomery et Akmar Ramsès-Merlin Al-Misrî. Ce serait ses nouveaux camarades, ceux qu'il devrait apprendre à connaître, dans les moindres détails. Ceux qu'il devrait empêcher de devenir une faille. Ils ne devaient pas être son talon, il ne devait jamais trouver son talon. C'est pourquoi, il n'avait pas l'intention de jouer le rôle du supérieur strict et désagréable, non, tant qu'on suivrait ses ordres. Ils pourraient rester tranquille.

    Rickaerdt Newton Montgomery et Akmar Ramsès-Merlin Al-Misrî, quels drôles de noms tout de même. Il n'était pas vraiment bien placé pour juger, après tout, il avait hérité d'un nom paraissant bizarre une fois sorti de la Grèce antique, mais tout de même. S'appeler Ramsès et Merlin ? Ou même Rickaerdt ? Pour le premier, le plus choquant était l'opposition des deux noms, pour le second, c'était un peu l'ensemble. Enfin, la famille semblait vouloir conserver toutes les origines passées, du moins c'est ce qu'il avait supposé en inspectant les dossiers. Les deux étaient d'ailleurs de milieu totalement différents, il y avait une tel opposition. Le fait qu'ils aient fini coéquipier rendait le sort légèrement ironique. Et cette pensée parvint à arracher un sourire à Achille. Rickaerdt était un peu tout ce que sa mère avait toujours voulu, tandis qu'Akmar représentait tout ce qu'elle avait toujours craint. Ces deux là semblaient intéressant.

    Il devait les retrouver dans les baraquements, les faisant quitter leur patrouille du jour. Après tout, il fallait bien qu'il se présente. C'était donc légèrement stressé qu'il s'était présenté sur les lieux. Le stress était quelque chose d'habituel chez lui, recevant une punition dès que quelque chose n'allait pas parfaitement selon le plan. On l'avait parfois privé de repas parce qu'il avait oublié de réfléchir, empêché de rentrer à la maison quand ses résultats en tant que soldat n'étaient pas satisfaisant, ou juste empêché de dormir tant qu'il ne maîtriserait pas parfaitement un exercice. Maintenant, il n'y avait plus personne pour lui faire cela, pour le faire se sentir ainsi. Mais il stressait toujours, il avait pris l'habitude. Tout devait être parfait, tout simplement parce que c'était comme ça.

    Les deux soldats se présentèrent finalement, et se mirent au garde à vous. Achille sourit légèrement. Les deux s'opposaient même physiquement, et il n'eut aucun mal à deviner lequel était lequel. Pourtant, il ne se permit aucune remarque à ce sujet. Il devait être sérieux. C'était un capitaine après tout maintenant, alors il se devait de se comporter comme tel.

    - Repos soldats.

    Il laissa une pause entre ses deux phrases, le temps que les soldats puissent esquisser leur geste.

    - À partir d'aujourd'hui, je serais votre capitaine. Vous devrez donc en référer à moi pour vos rapports de mission ou n'importe quel incident ayant lieu. Tant que vous suivrez les ordres donnés, tout se passera bien, vous serez libre pour le reste.

    Il marqua à nouveau une pause pour observer la réaction de ses deux interlocuteurs. Il espérait avoir bien fait, il espérait avoir montré l'image qu'il voulait. Le Achille Mythologique était aimé de ses Myrmidons, il était un bon chef pour eux, et il voulait agir pareil. Après tout, c'était le modèle qu'il devait surpasser. Alors, il espérait avoir montré une image agréable, mais en gardant son autorité. Après tout, il ne pouvait pas se permettre que les soldats agissent à leur guise. Il avait travaillé dur pour atteindre enfin ce poste, il ne pouvait pas tout perdre à cause du comportement des autres. Il n'avait confiance en personne, et ça valait aussi pour sa propre unité. Il leur accorderait cette faveur que dans des situations où il n'a pas d'autres choix, comme en mission, mais en attendant, ce n'était pas le cas.

    - Des questions?
MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Jeu 7 Juil - 13:31
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Akmar sent la sueur couler le long de son front, le temps lourd et humide aujourd'hui. Ou alors est-ce le résultat de l'attente nerveuse — la découverte d'une nouvelle personne venue détruire la dynamique si fragile entre les deux coéquipiers ? Il déglutit discrètement, il préfère mettre son état sur le compte du climat — extérieur et émotionnel. Les remarques de rick se font pesantes, de plus en plus, chaque jour elles s'accumulent sans qu'Akmar ne puisse — ne veuille — dire quoique ce soit. « Je me demande comment tu as été accepté avec ton physique de brindille » résonne encore dans sa tête. La remarque de rick — moqueuse, simplement amusante certainement — fait grincer les dents. Akmar a envie d'hurler, de lui jeter à la figure qu'il n'est pas né dans un milieu privilégié, lui. Qu'il n'a pas eu tout ce qu'il voulait quand il grandissait, lui. Que son ancien coéquipier n'avait pas son physique et qu'il était décédé, lui.
Ô mots cruels qui ne passent pas la barrière de ses lèvres amères.

Akmar serre les dents.  
Akmar regarde droit devant.
Akmar ignore ces mots blessants.

Rick brasse du vent, il n'est pas important. Ses questions ne sont là que pour meubler le silence dont il subit le traitement. Akmar n'a pas besoin de se concentrer sur les centaines de mots inutiles qui emplissent l'air à la minute. Akmar n'a pas besoin de s'en soucier. Contrairement à l'homme qui apparait devant lui — allure imposante, épaules musclées, mâchoire carrée et cheveux blonds coupés courts. Il formerait presque une figure d'autorité intimidante. Si seulement, si seulement ses yeux bleus arrivaient à se fixer. Si seulement ils arrivaient à cacher sa nervosité. Akmar connait bien ce sentiment — cette sensation qui bouffe ses entrailles actuellement. Cette envie de fuir face à l'inconnu, de tourner les talons pour échapper à cette sensation.

— « Repos soldat. » Pause. « À partir d'aujourd'hui, je serais votre capitaine. Vous devrez donc en référer à moi pour vos rapports de mission ou n'importe quel incident ayant lieu. Tant que vous suivrez les ordres donnés, tout se passera bien, vous serez libre pour le reste. »

Akmar détend ses épaules, son bras retombe contre son flanc. Ses yeux gris-vert d'eau croisent ceux azur de son nouveau supérieur. Il n'est pas comme rick, il n'a aucune problème avec l'autorité — tant que celle-ci reste juste et impartiale. C'est pour cela qu'il n'a jamais fait d'effort pour monter dans les rangs — cela signifiant qu'il serait sous les ordres direct d'un officier. On ne sait jamais sur qui l'on va tomber.

— « Des questions ? »
— « Comment doit-on s'adresser à vous, sir ? »

Akmar demande d'une voix posée. La nervosité de son nouveau capitaine semble calmer la sienne, lui faisant même oublier quelques instants à quel point son idiot de coéquipier ne connait pas le terme respect et retenue. Du coin de l'oeil il peut le voir ouvrir sa bouche — il n'a même pas besoin d'entendre ce qu'il va dire pour savoir que ce sera simplement stupide. Soupir.
Akmar n'a jamais été un fervent croyant.
Mais était-ce nécessaire de le punir ainsi ?
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MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Jeu 7 Juil - 20:10
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Si Rick devait juger le blondinet exclusivement sur son physique, clairement, il dirait qu’eux deux ça n’allait pas être possible. Sa coupe de premier de classe, son air de soldat bien éduqué et son regard sérieux. Non, vraiment, ça n’allait pas, pourtant les paroles de son supérieur calmèrent la petite étincelle de rébellion qui avait prit naissance en lui. Il n’allait peut-être pas être aussi casse-pieds qu’il en avait l’air. Glissant son bras contre son corps, Rick continua d’observer en silence, un silence rare en sa présence et reposant. Il écoute la question de son coéqupier, c’est une question à laquelle il n’aurait même pas pensé, lui dans sa stupidité, pourtant il y en a bien une qui le torture. Doit-il vraiment la poser ? Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix après tout, il n’y a jamais eu de mur entre ses pensées et sa paroles.

« Vous avez eu une promotion canapé pour être capitaine si jeune ? Ça fait des années que j'essaye pourtant je fais que descendre. »

Évidemment ce n’en ait pas vraiment une, Rick sait très bien que la seule raison pour laquelle il se retrouve sous les ordres d’un homme plus jeune c’est parce qu’il ne fait plus d’effort pour être rétrogradé plutôt que pour être promu. Il n’est pas assez caractériel pour se vexer face à ce fait, l’ambition ne fait pas partit de ses priorités dans la vie, préférant de loin profiter de celle-ci. Il plisse alors les yeux pour tenter de discerner la moindre réaction chez son supérieur alors que la boule de son piercing se glisse entre ses dents par habitude. Il n’est pas nerveux comme ses deux camarades juste intrigué comme le serait un fauve découvrant un second dans son enclos. Savoir s’il doit tenter de rugir ou de se soumettre comme le voudrait la hiérarchie. Être punit pour insubordination est devenu une habitude alors il ne se gênerait pas pour un petit nouveau.

« Je rigole, vous inquiétez pas ! »

Rick rit dans son coin comme l’idiot qu’il est avant de donner une tape dans le dos de son coéquipier, pensant que celui-ci trouve ses mots tout aussi drôle que lui.

« Vous devez déjà savoir que je suis un bon à rien, l’âge n’a rien à voir dans tout ça. »

Pourquoi tenter de voiler la vérité, il assume d’être un raté dans cet organisation, il assume de rendre dingue ses supérieurs et chacune de ses rétrogradations. Pourquoi se lamenter sur des choses qu’il a lui-même provoqué ? Faisant glisser la barre de son piercing entre ses dents, laissant la boule cuivré de celle-ci se coincer entre ses lèvres . Il la relâche finalement avant de parler, encore et toujours.

« Et bien espérons que nous puissions devenir les meilleurs amis du monde, hein la crevette ? »

Un nouveau rire, une nouvelle tape dans le dos de son ami et ne se rend pas compte encore une fois. La nervosité de son supérieur, l’agacement de son coéquipier, il ne voit rien de tout ça, il n’a jamais su voir au delà de ce que les autres montrent de manière claire. Il est idiot, mais il n’a jamais compris pourquoi les gens ont autant besoin de se cacher derrière ce qu’ils ne sont pas vraiment, alors qu’au fond, il le fait lui-aussi lorsqu’il s’agit de masquer sa peine et ses doutes derrière son extravagance naturelle.


je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche, cette cuillère j'ai appris à m'en servir comme d'une arme face à ceux qui me l'ont offerte. appelez ça de l'ingratitude, j'appelle ça gagner sa liberté face à l'oppresseur. ma vie je l'ai construite par mes propres moyens, mes propres choix, comme ça si elle est à chier, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.
MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Sam 9 Juil - 19:25
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Achille s'était finalement présenté aux deux jeunes gens. Il était déjà un minimum soulagé, surtout car il était assez satisfait de la façon dont ça c'était passé. Il pensait avoir dit les choses correctement, et de façon juste. Il n'y avait pas un mot qu'il ne pensait pas, ni un qui faisait déplacé. Du moins c'était l'analyse qu'il avait fait après coup, et qui pouvait se révéler inexacte. On était jamais sûr des réactions des autres après tout. Mais c'était des mots prononcés sur le moment, et non pas préparé, car Achille était sûr que s'il avait préparé quelque chose, il n'aurait pas dit ce qu'il voulait et n'aurait, dans ce cas, pas été satisfait par lui même. Sauf que désormais, il était seul pour jauger ses actions, alors il voulait au moins se satisfaire.

La première réaction fut celle d'Akmar, qui avait effectivement une question. Question qui sembla d'ailleurs correcte au jeune capitaine. Comment devaient-ils l'appeler ? Il n'y avait pas vraiment réfléchi. Mais il ne voulait pas non plus être exigent avec ce genre de choses. Il se contenta donc de répondre quelque chose de simple, qui laissait le champ assez libre mais en même temps pas trop.

- En mission appelez moi Capitaine, le reste du temps, vous pouvez décider.

Cette fois, la réponse n'était pas parfaite. Il n'avait pas précisé non plus de ne pas être trop familier avec lui, n'ayant pas osé, il ne savait pas comment le placer dans sa phrase. Mais il se dit que la précision manquait peut-être cette fois-ci. Ce qui se renforça lorsque Rick ouvrit la bouche à son tour.

- Vous avez eu une promotion canapé pour être capitaine si jeune ? Ça fait des années que j'essaye, pourtant je fais que descendre.

La bouche d'Achille s'entrouvrit à peine, quasiment de façon invisible. C'était le genre de questions auxquels il ne s'attendait absolument pas. Il regarda Akmar pour voir comment celui-ci réagissait. Était-ce normal ? Il n'en savait rien. Il reporta son regard sur Rick alors que celui-ci continuait, annonçant qu'il plaisantait avant de rire légèrement et d'enchaîner. Il se disait bon à rien, ce qui surprit à nouveau Achille. Le pensait-il vraiment ou était-ce à force de se l'entendre dire? Il savait que les reproches constantes pouvaient finir par influencer le mode de pensée des gens. Le blond lui-même avait souvent douté de ses capacités à cause des réflexions de ses professeurs. Peut-être la légèreté du ton de Rick cachait autre chose ? Des réflexions constantes, qu'il avait tellement l'habitude d'entendre qu'il décidait de ne plus les prendre au sérieux ? Il ne savait pas, il ne savait rien. Ses études de ses soldats s'étaient arrêtées aux dossiers, et non à leur entourage ou mode de vie.

Rick ne parut pas s'apercevoir de la réaction du capitaine, et lança une nouvelle plaisanterie, sur le fait de devenir les meilleurs amis. Il rit à nouveau et donna une tape dans le dos de son coéquipier. Achille n'avait pas d'amis, lorsqu'il en avait, c'était juste dans le but qu'ils lui soient utiles. Mieux valait ne pas être son ami dans ce cas. Pourtant, sa pensée sur Rick ne lui donnait pas envie de répondre d'une façon dure, de le remettre à sa place. Il semblait le plus heureux, mais peut-être n'était-ce pas le cas ? Le blond pensa qu'il ferait mieux de se renseigner plus amplement au sujet de ses deux soldats. Après tout, il serait amené à travailler avec eux, et cette première rencontre l'ayant tellement surpris, il commença à penser qu'il avait mal fait son travail de préparation.

- Tu n'as peut-être juste pas montré tes vrais capacités, ou tu n'en as pas envie, Rickaerdt. Enfin, je ne me ferai pas d'avis sur vos capacités tant que je ne les aurais pas vu.

Il ignora volontairement les deux plaisanteries qui avaient précédé et suivi cette introduction du personnage, il se permit également d'être un peu trop familier en l'appelant par son prénom, mais il ne s'en rendit compte qu'après coup et fit comme si rien ne s'était passé à ce sujet. Après tout, Achille se faisait peut-être des idées. Il ne connaissait rien sur ces deux hommes, à part quelques notes écrite dans un dossier par des supérieurs qui ne devaient pas passer tant de temps que ça avec eux. Sa première analyse pouvait d'ailleurs se révéler inexacte. Il voyait Rick comme quelqu'un qui avait dû souffrir de nombreuses reproches, et Akmar comme quelqu'un qui avait dû souffrir de la vie elle-même, et s'en sortir. Son air calme, responsable, et son regard surtout, donnait cette impression au nouveau supérieur.

- Depuis combien de temps faites vous équipe?

Tant qu'il les avait sous la main, autant commencer son investigation. Le temps passé ensemble avait sûrement dû jouer sur le comportement de chacun vis à vis de l'autre. Mais Rick ne semblait pas très réactif aux réactions d'Akmar, enfin, réactions qui ne se voyaient pas ou peu. Achille était curieux de ces deux personnages, et de leur relation. Il n'était que rarement curieux des gens, mais ces deux personnes, tellement opposées, et dont il serait responsable avaient éveillé cela chez lui. Après tout, il serait leur référent direct. Sa mère avait toujours voulu lui éviter de faire confiance aux gens, alors il n'avait que peu d'occasions de s'en rapprocher. Mais cette fois-ci, il n'en avait pas vraiment le choix, alors autant laisser aller sa curiosité. Il connaissait si peu de choses de l'être humain, et il avait en face de lui deux spécimens si différents. Alors pourquoi pas ?
MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Sam 9 Juil - 21:08
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Akmar ne sait pas quoi penser de son nouveau supérieur — il ne l'a pas assez côtoyé, ils n'ont pas effectué la moindre mission, la moindre patrouille de routine pour qu'il puisse le juger. Akmar ne peut pas s'empêcher de se méfier — il se méfie de tous les étrangers. Toutes ces nouvelles personnes qui s'introduisent dans sa sphère, qui prennent place dans sa vie sans qu'il n'aie rien demandé. Rick a quitté cette catégorie depuis longtemps — oubliée cette neutralité hostile, celle qu'il octroie encore à son capitaine tout juste nommé. Rick est son coéquipier depuis cinq mois déjà — cinq mois à le supporter bavasser, rigoler sans discretion et frapper son épaule à répétition. Cet idiot ne connait pas sa force, tous ses beaux discours sur la protection, oubliés en un instant. Akmar essaye de mettre de côté la douleur constante de ce bleu devenu permanent. Ombre d'une main marquée au fer rouge.

— « Vous avez eu une promotion canapé pour être capitaine si jeune ? Ça fait des années que j'essaye pourtant je fais que descendre. »

Les mots de son idiot de coéquipier passent presque inaperçu.
Il est habitué à ses conneries — depuis le temps.
Il est habitué à ne plus réagir à ses conneries — depuis le temps.
Pourtant, Rick semble vouloir se surpasser cette fois-ci. Ces quelques mots innocents pourraient l'envoyer quelques jours en isolement. Ils ne connaissent pas leur nouveau supérieur. Ils ne savent pas ce qui se cache vraiment derrière l'arrête décidée de sa mâchoire et ses yeux hésitants. Akmar ne peut pas s'empêcher de soupirer — encore. Une main moite vient se poser sur son front, massant légèrement son front. Déjà le rire idiot de son partenaire résonne dans ses oreilles — lui donnant la migraine. Préoccupé par son mal de tête il ne voit pas la main de Rick frapper violemment le haut du dos — toujours le même endroit. Une douleur brûlante traverse son omoplate. Akmar retient un gémissement de souffrance, ses dents venant s'enfoncer profondément dans sa lèvre inférieur.
Il trébuche sous l'impact et bascule légèrement.
Il relève un regarde halluciné vers son coéquipier qui continue de rigoler et de déconner, faisant glisser cette satané boule de métal entre ses dents. Akmar a envie de le cogner, ses yeux se font brûlants.

— « Et bien espérons que nous puissions devenir les meilleurs amis du monde, hein la crevette ? »

Il entend ce terme à longueur de journée.
Pourquoi aujourd'hui — cette fois-ci ça le fait basculer ?
Akmar se relève, presque éberlué. Ses lèvres ensanglantées répètent le mot sans même sans rendre compte. « crevette ? » murmure-t'il, à peine audible. Il a l'impression d'avoir été plongé sous l'eau — son mal de tête lui donne envie d'hurler, ses oreilles sont en train de siffler. L'air moite de la journée le fait suffoquer, ses poumons ont du mal à inspirer — expirer. Il entend à peine la réponse de leur supérieur, les mots se brouillent et s'emmêlent. « Tu ... juste ... capacités... envie, Rickaerdt ... pas d'avis ... vu »

Tout se mélange dans sa tête, il ne sait même pas ce qu'à voulu dire son capitaine. Ces quelques mots résonnent dans sa boite crânienne — un prénom inconnu, si connu pourtant, en premier plan. Un rire étranglé sort de sa gorge parcheminée.

— « Tu sais ce qu'elle te dit la crevette, hein Rickaerdt ? » dit-il, moqueur, le prénom étranger se fait massacrer. « Va te faire foutre, Rickaerdt. Ça fait cinq mois que je te supporte. »

Il crache ses mots au visage de son coéquipier. Son poing fourmille de venir s'enfoncer dans ces dents si bien alignée. Il a envie de lui arracher son fichu piercing — arracher cette langue si active — obtenir ce silence enfin mérité. Cependant, Akmar n'a jamais été violent — pas dans ses actes tout du moins. Ses yeux globuleux se font venimeux alors que la vérité ne peut plus s'arrêter. Elle découle de sa bouche béante comme une cascade nauséeuse. La boite de pandore s'est brisée et ses secrets — ses émotions plus ou moins dissimulées, tout cela se retrouve affiché.

— « Tu trouves ça tellement drôle, hein Rickaerdt ? » souffle-t'il, presque inaudible. « ÇA T'AMUSE TELLEMENT HEIN RICKAERDT ? » crie-t'il au visage de son coéquipier, enragé. « T'arrives pas à comprendre, t'es trop con pour ça hein ? Tu arrives toujours à te replier derrière ta stupidité pour excuser tes putains d'actes. »

Akmar respire bruyamment — il n'entend plus que ça, cette respiration enragée, ces bouffées d'air qui n'arrivent pas à le calmer. Toujours lancé, il commence à déboutonner le haut de son uniforme, ses mains tremblantes. Il écarte les pans de sa chemise et lui montre la marque rouge-bleue-jaune-un peu verte-violette qui orne le haut de son dos, son omoplate, son épaule. Ça ressemble presque à une aquarelle, à un tatouage macabre un peu abstrait. Akmar n'est pas étranger aux bleus, aux coupures, aux blessures. Mais cette marque en particulier — cette trace aux contours familiers, ce n'est pas un coup reçu alors qu'il se bat. Non, ce sont des coups répétés — abus familiers — pour lesquels il n'arrive plus à se taire.

— « Tu me traites de crevette à longueur de journée. » dit-il, amer. Il n'aime pas accepter son physique abimé. « Et y'a une raison hein — REGARDE MOI. » hurle-t'il, ses cheveux bouclés au vent, faisant un signe vers son torse découvert « Je suis maigre, et pas très musclé. Alors tes tapes amicales hein — c'est toujours tellement drôle — quand je les évite c'est qu'il y a une putain de raison. » il continue, sa voix se faisant plus faible. « C'est pas de l'amitié ça, c'est même pas de la convivialité — c'est de l'abus, Rickaerdt. »

Akmar se sent vidé, mis à nu — humilié.
Akmar baisse le regard sur le sol et pose ses bras contre son torse. Il n'a même plus le courage de reboutonner la chemise de son uniforme. Il a juste envie de rentrer chez lui et de toute oublier.

FT. RICK & ACHILLE


FOR NAME'S SAKE
I'm dying and I'm trying, but believe me I'm fine. But I'm lying, i'm so very far from fine. And i, i can feel the pull begin, feel my conscience wearing thin, and my skin, it will start to break up and fall apart. i don't wanna fall away Δ twenty one pilots
MessageSujet: Re: count them down — ft. Rick & Achille Lun 11 Juil - 1:21
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#TRIO DE MEILLEURS POTES -
Petite tape dans le dos devant le supérieur
COUNT THEM DOWN
feat : akmar & achille


Ses parents lui avaient déjà dit que sa stupidité lui porterait préjudice, il en avait fait les frais plus d’une fois déjà. Les rétrogradations, le choix de sa femme, les punitions, son choix de carrière, il avait fait de nombreux mauvais choix en suivant cette voie et pourtant il n’avait jamais cherché à en changer. Il n’avait jamais trouvé quelque chose qui le pousserait à s’améliorer. Personne n’en valait la peine dans son entourage, il n’a jamais su s’entourer après tout, sa naïveté y étant pour beaucoup. Pourtant pour un homme de son âge tout ça n’est plus une excuse, il ne peut pas s’en servir comme le ferait un gamin pour expliquer ses agissements, l’inconscience est censé disparaître à l’âge adulte, c’est ce que ses parents lui disent souvent. Il avait du loupé cette étape dans son évolution.

Rick se figea pourtant en entendant un mot dans les remarques de son supérieur. Un seul mot. Le seul qu’il avait retenu dans ce fouillis de phrases incompréhensibles pour lui, son prénom. Oh il avait compris chaque mot du blond, mais ce qu’ils signifiaient pas vraiment. Le rouquin allait tout simplement ignorer la question du Capitaine pour lui expliquer très rapidement que c’était RICK et non pas Rickaerdt. Pourtant il n’en eut pas le temps, couper la voix de son coéquipier. De son ami ? Il l’entend rire, oh c’est bien souvent la réaction des gens lorsqu’ils entendent son vrai prénom, après tout il se donne tant de mal à le cacher, il ne se vexerait pas pour si peu. Il ne le pourrait pas, même s’il le voulait.

« Calme toi Ak’ … C’était pour déconner. »

Si seulement il comprenait. Parfois il se déteste de ne pas voir ce qu’il devrait, de ne pas remarquer les petits détails qui l’aiderait à être plus doué dans ses relations. Il finit par oublier ce détail, parce qu’il le faut, parce que peu importe au final, non ? Rick se tait pourtant, son corps se fige alors que la colère d’Akmar est enfin visible. Là il la voit et ça le frappe plus violemment que s’il avait pu en avoir un aperçu auparavant, mais non, il n’avait rien vu encore une fois. Tout cela était sa faute évidemment, il était l’idiot qui ne savait pas se taire, qui ne savait pas avec le moindre tact, il était totalement con et à cet instant, ça lui explosait enfin au visage. Le plus douloureux c’est lorsqu’il se rend compte que malgré lui, il a blessé le plus petit. Il l’a frappé assez souvent pour lui laisser un énorme bleu dans le dos.

Il reste là, incapable de parler. Que pourrait-il dire ? S’excuser ? À quoi ça servirait au fond ? Il l’avait fait, s’excuser ne changerait pas ça. Et des excuses presque forcées ne changeraient pas ça. Il s’en veut pourtant, énormément. Il a l’impression d’être coupable d’une chose bien pire que tout ce dont on a pu l’accuser jusque là, il a mal, autant que lorsque la mère de son fils lui dit que peu importe ce qu’il fera il restera un mauvais père. Comme lorsque ses parents lui répètent qu’il les a déçu. Akmar n’est pas Freddy, Akmar n’a pas le physique d’un soldat, Akmar n’est qu’une crevette et il le lui a répété assez souvent pour qu’il le sache, pourtant. Pourtant, il ne l’avait pas compris. Akmar n’était pas son ancien équipier, loin de là. Pourtant il avait essayé de se dire que ce n’était pas si différent, peut-être parce que c’était plus facile de se dire que malgré son physique il n’était pas si fragile. Il avait eu tord.

« Je … »

Les mots refusent de sortir. Il n’y a rien à dire. Il a été idiot. Il est idiot, comme toujours. Pourtant malgré tout ça, il se braque. Comme lorsque ses parents tentent de lui imposer des choix.

« RAAAAAH ! Putain mais c’est quoi votre problème à vous les gens ! S’pas compliqué de parler pourtant, je fais que ça et j’en crève pas ! J’ai beau être un putain de con là, s’pas difficile de dire “Hé au fait, tu sais que tu me défonces le dos avec tes tapes ?” Comment t’veux que je sache moi si tu dis rien, bordel ! »

Les gens ne se disent jamais rien. Les gens se retiennent par peur, par fierté, par gêne, pour beaucoup de chose qu’il ne comprend, pour beaucoup de chose qu’il trouve idiote. Il n’y a qu’avec les mots que l’on peut vraiment savoir, après les gestes évidemment. Lui qui dit tout ne comprend pas l’habitude qu’on les autres de tout cacher, qu’on les autres de ne pas communiquer. Ca l’emmerde parce que sans ça, lui ne comprend pas.


je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche, cette cuillère j'ai appris à m'en servir comme d'une arme face à ceux qui me l'ont offerte. appelez ça de l'ingratitude, j'appelle ça gagner sa liberté face à l'oppresseur. ma vie je l'ai construite par mes propres moyens, mes propres choix, comme ça si elle est à chier, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.
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count them down — ft. Rick & Achille
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