MessageSujet: an owl is yelling - tristan Sam 9 Juil - 19:13
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OÙ ÊTES VOUS ? : QUI SAIT
MÉTIER/OCCUPATION : CHEF DES SERVICES SECRETS DE ZIRNITRA
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you'll be a man, my son
Ta rage s'épuise sur tes ongles rongés. Quatre heures que vous les poursuivez et à présent qu'ils sont si près, vous ne pouvez immédiatement agir. Ils sont armés, trop bien armés. Tu regardes par dessus ton épaule : Jonas est mal en point. La balle qu'il s'est prit a du se loger plus profondément dans son épaule qu'il ne l'a laissé entendre - et que tu ne le pensais. Tu soupires, lui intimes d'un geste de rester en arrière et de surveiller la sortie de l'entrepôt.

Tu détestes rester aussi statique et ta position t'incommodes grandement. À demi courbé en dessous d'une caisse de fer, les genoux repliés contre ton buste et cette chaleur... Cette satanée chaleur. Tu transpires mais tu n'es pas le seul. À côté de toi, Elsa est dans le même état - ses mèches folles collent à son front, son cou suinte de sueur.

Les minutes passent, tu patientes. Enfin une ouverture s'annonce, le groupe de rebelles se met en mouvement. Tu les fixes, prêt à bondir et c'est ce que tu fais au moment où les quatre individus rangent leurs armes et s'apprêtent à sortir. Ton escouade t'imite. Enfin, l'action prend place.

Des coups de feu, des cris, des os qui se brisent. Tes mains deviennent l'auteur d'un bras cassé, d'une vertèbre déplacée et d'un fémur brisé. Machinalement tu cherches Tristan des yeux. Est-il sauf ? Oui, vraisemblablement. Tu t'avances jusqu'à lui, reprends ton souffle et ton calme - avec une rapidité déconcertante. Celui-là est leur chef. Tu vas t'en charger avec moi. Tu pointes du doigt un homme trapu, à la barbe grisonnante et au regard haineux. Il git, ligoté, aux pieds d'Elsa.

Après avoir intimé au reste de l'équipe de se charger des interrogatoires et exécutions des autres membres, tu invites Tristan à te suivre tout en embarquant votre prise. Ce sera ton premier interrogatoire de classe A. Te sens-tu prêt ? Vous sortez de l'entrepôt et tu vous conduis, après avoir longé une partie du vieux port à containers, jusqu'à un immeuble désaffecté.

Une planque parmi tant d'autres des services militaires d'Oranda. Tout du long, tu n'as pas cessé de réajuster ta cravate, d'épousseter ta chemise, de défroisser ton pantlon. Être élégant en toutes circonstances, fussent-elles dangereuses ou mauvaises : c'est une devise que tu appliques religieusement. Deux gardes en civils vous accueillent, vous saluent respectueusement puis vous laissent le champ libre. Pour tout décor, vous aurez une pièce sans fenêtres, aux murs de béton et pourvue d'une table, de deux chaises et d'une foule impressionnante d'outils.

Tu refermes la porte derrière vous, fait s'asseoir le rebelle sur l'une des chaises puis te tournes en face de ton enfant prodige. Je veux qu'il nous dise où il a caché les bombes à minuteries et la caisse de poudre qu'ils ont volé à la Zone 12. Tu souris, poses une main sur son épaule. Tu sauras le faire parler. Tu t'écartes, prends place sur la chaise restante, entreprends tranquillement de te rouler une cigarette puis - une fois ton affaire faite - adoptes la posture d'un spectateur. Impassible, curieux et veilleur.


so dark the con of man
MessageSujet: Re: an owl is yelling - tristan Sam 9 Juil - 20:58
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MÉTIER/OCCUPATION : Petit espion souag de la terre, mais on préfère ne pas trop en dire sinon toute la magie du truc s'en va et les gens veulent plus me parler.
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https://www.youtube.com/watch?v=XOUDJOfZYfw

JUST LIKE DAD
ARMAND AND TRISTAN


Ombre maligne qui se glisse entre les bruits sourds, abrutissants. Sa voix résonne dans le creux de mes oreilles, douce musique qui m'entraîne, m'attire. Passant une main ferme sous le bras d'un individu à la corpulence moyenne et au faciès disgracieux, j'exécute la tâche qui m'incombe.

Porte épaisse, murs fades. Le cul posé sur une chaise, les yeux cherchant une issue furtive, il garde la tête haute. Le petit rictus de sa mâchoire, crispée me laisse entrevoir une peur inavouée, enfouie, ce sera ton premier interrogatoire de classe A. La voix rauque, mélodieuse et envoûtante de l'homme au costume toujours lisse me saisie, te sens-tu prêt ?. Sans prononcer le moindre mot, mes talons se tournent vers la table trônant fièrement dans son petit coin. Nonchalant je m'avance comme un prédateur bien trop sage, fredonnant dans ma tête la rengaine entraînante de ces bonnes femmes de ce temps oublié.

Frôlant du bout des doigts les délicieux objets qui me font fasse, la tête penchée sur mon épaule. Je retire avec une souplesse désarmante la veste de mon costume, posant le morceau de tissu non loin de là. Sautillant presque, je me dirige vers l'énergumène qui, comme un colosse, reste de marbre. Moment de glissement, moment de flottement, quand ma main vient se glisser le long de sa cuisse pour finalement trouver refuge dans le creux de sa poche. Visage crispé, l'interlocuteur sans nom recule d'un mouvement de tête, dégoutté. Portant à son doigt qui tout comme son visage se crispe, une alliance étincelante, qui manque presque de m'éblouir avec le reflet du spot qui trône au dessus de nous - information enregistrée - Paquet de cigarette et briquet à la main, je sors de ce pantalon qui maintenant j'en suis sur, ne contient pas grand chose les promis qui combleront ma joie. Glissant entre mes lèvres fines une cigarette blanchâtre à l'odeur lourde, l'allumant en douceur je relève les yeux vers l'intéressé.

Frottant du bout de mon index la lèvre inférieure de ma petite personne tout en tirant latte après latte sur ce tube si tendre qui est maintenant le mien, stoïque et le regard bienveillant, je dis une première fois, il y'a deux solutions; la première, tu me racontes avec ta claire et chatoyante voix ce que tu sais, tu rentres chez toi et tu dis à ta femme qu'elle est radieuse, à tes gosses que tu les aimes. Tout le monde sera content, toi, moi.. Nouvelle latte, petit soupire de béatitude. Si peu menaçant et pourtant terriblement dangereux. L'art de n'être qu'une menace. La seconde; tu ne parles pas et là.. je serai le seul à être content car je pourrais me servir de tout ça.. sur toi. Un sourire invisible se dessine sur mes lèvres mais s'entend dans le ton rauque de ma voix. Cracha qui vole, insultes qui sifflent, mes oreilles se tordent quand les fautes de langue viennent heurter ma sensibilité, en plus d'être un rebelle stupide à l'hygiène douteuse, j'ai a faire à un analphabète rustre et grossier.

Léger haussement d'épaule, je m'avance à pas de loup vers mon interlocuteur, mon esprit fait le vide, il ne reste qu'une chaise, un homme, et le néant autour de moi. Cigarette coincée entre les membranes mobiles de mon visage je plonge mes yeux dans ceux de cette sombre merde, solution deux. Avant même de finir cette phrase, ma main agrippe avec force et violence la tignasse grasse de ce répugnant personnage, le cul de mon cancer personnel vient s'écraser avec force dans l’œil mi clos du truand sur la chaise. Un cri à fendre les tympans d'un sourd s'échappe de sa bouche. Sang qui coule peu à peu le long de mes doigts fins, je m'écarte relâchant les mèches sales de ce rustre, ta femme risque de t'attendre un moment, je renifle, bombe à minuterie, caisse de poudre, zone 12, je veux une réponse, j'ai tout mon temps, sortant une autre cigarette, l'allumant, je rajoute, j'ai tout mon temps, mais toi.. tic-tac, tic-tac.. . Il pleure, il hurle, personne ne l'attend. Il tremble comme une feuille sur un arbre quand l'automne vient tout emporter sur son passage. Effrayé par la simple idée que je commence à me servir d'un objet posé sur cette table voyant, les dégâts irrémédiables, que je peux faire, avec un simple tube de nicotine.

Je sens son regard dans mon dos, est-il satisfait du spectacle, aspire-t-il à ce que je sois plus rapide. Tout se réinstalle lentement dans mon esprit, le néant se dissipe. Armand aime les choses propres. Que le rebelle se taise ou non, je devrais faire le ménage. Nettoyeur à mes heures perdues, je cherche surtout à cet instant, le signe d'une reconnaissance intérieure, tandis que mon visage, reste lui, fermé comme un marbre.



 
electric bird.
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