MessageSujet: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mar 26 Juil - 2:31
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AKMAR

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UN DE PERDU, UN DE RETROUVE
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Il venait tout juste d'enfiler son uniforme et il avait encore cette impression étrange de ne pas être lui-même. Il avait passé la matinée cloîtré dans un costume trois pièces à parler à des inconnus à qui étrangement il n'avait pas eu envie de dire quoi que se soit. Ça semblait trop, c'était trop pour lui en tout cas. Il s'était retenu toute la matinée, il avait retenu sa colère, sa culpabilité et tout le reste des émotions qui le chamboulait. Ce n'était ni le lieu ni le moment de flancher, ses parents l'avaient prévenus, qu'il aurait mieux fait de ne pas mettre un pied dans le cimetière. Pourtant il s'était sentit obligé de venir se recueillir, venir rendre hommage à cet homme, ce soldat, cet ami qu'il n'avait pas réussi à protéger. Il cherchait encore comment cela pouvait être possible, lui qui prenait la vie comme un jeu, elle lui semblait bien trop réelle à présent. Lui qui avait déjà connu la douleur d'une balle qui traverse son dos, il avait fallut que son coéquipier vienne à mourir pour qu'il comprenne le danger, pour qu'il se rende finalement compte de sa propre mortalité. De la faiblesse de l'être humain.

Il aurait très bien pu choisir de ne pas se mettre sur son 31 pour cet événement, mais porter son uniforme lui semblait trop prétentieux, après tout, il était celui qui n'avait pas réussi à sauver son camarade, ce père de famille qu'il avait apprit à connaitre depuis les deux ans à ses côtés. Il aurait pu venir habiller aussi simplement que lorsqu'il traîne chez lui, mais ça semblait irrespectueux pour la veuve et les enfants qui pleurent un père qu'ils ne verront jamais. Le film repassait en boucle dans son esprit et il se demandait encore et toujours, pourquoi lui et pas moi ? Lui qui pourtant n'est pas grand chose à côté de celui qui était son coéquipier. Un père médiocre, un mari catastrophique et un fils particulièrement doué pour décevoir ses parents. Il méritait bien plus de mourir que lui et c'était cette idée qui le torturer le plus. Voilà pourquoi il était silencieux, voilà pourquoi il avait rapidement donner ses condoléances à la femme qu'il connaissait si bien. Il ne voulait pas de ses "Il ne faut pas que tu t'en veuilles" que beaucoup n'avaient pas cessé de lui répéter. Il haïssait les ordres et celui-ci particulièrement, parce que SI il s'en voulait, horriblement, terriblement.

Pourtant en cette fin de matinée, qu'importe son envie de rentrer chez lui, s'enfermer dans sa chambre et ignorer les plaintes de sa femme qui n'apprécie pas qu'il mange au lit, il voulait se laisser aller un moment. Déprimer un bon coup pour qu'enfin cet épisode quitte son esprit, que tout cela disparaisse, mais le boulot était le boulot et après seulement 3 semaines à chercher le rire de son ami à ses blagues, ses remarques d'homme amoureux lorsqu'il parlait des jeunes femmes canons qu'ils croisaient. Seulement 3 semaines et le voilà en route pour retrouver son nouveau coéquipier. S'il avait pu choisir il aurait préféré travailler seul pendant encore un moment, s'habituer à l'absence de Freddy, à la mort de son ami.

« Putain ... Fais chier ... Connard, t'aurais du crever au fond de ton lit, vieux et arrière-grand-père. »

C'est que c'est dur d'oublier cet homme lorsque son sang tâche encore son uniforme lavé pourtant déjà 3 fois. Comme si le monde souhaitait s'acharné sur son habituelle bonne humeur.
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mar 26 Juil - 15:09
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Akmar attend.
Il attend sur les marches d'un immeuble éventré, la clope au bec, sa chemise d'uniforme déboutonnée. Il a piètre allure Akmar, ses cheveux bouclés entourant son visage fatigué — grimé par la sueur et la poussière collée à sa peau. Voilà une demi-heure qu'il attend, deux mégots de cigarettes écrasés à ses pieds. Voilà trop longtemps qu'il attend, son marcel blanc abimé par ses paumes moites qu'il n'arrête pas d'essuyer. Ses lèvres asséchées par le vent et le sable brûlant se referment une nouvelle fois sur ce tube de nicotine blanc. Il n'aura bientôt plus de tabac à rouler — il faudra aller en acheter en rentrant. Il passe une main sale dans ses boucles sombres, grattant son crâne distraitement. Il ne sait pas quoi faire pour s'occuper — il pense à se lever, marcher, tourner, aller jouer avec les enfants du quartier. Pourtant il reste planté là, sur ces marches d'escaliers.

Akmar attend.
On lui avait ordonner d'aller retrouver son nouveau coéquipier à l'entrée de shantytown où ils se devaient de patrouiller. Il attend toujours. Cela faisait quelques temps qu'il réalisait ses patrouilles en solo, son ancien partenaire ayant été promu au rang d'officier. Akmar attend toujours — simple soldat à vingt-six ans sans ambition. Il n'a jamais voulu grimper au sein de l'armée — le rêve de son père encore une fois. Il s'est déjà engagé dans une carrière qu'il peine à supporter, autant éviter un maximum de responsabilités. Il n'aime pas surveiller ces gens qui ne font que se débrouiller. C'est pour cela qu'il a laissé filer chihiro avant même qu'ils ne se connaissent. Il fait pareil pour les gamins de la cité. Akmar est trop gentil pour punir les défavorisés. Alors il essaye de compenser — être à l'heure, bien présenter. Ce genre de choses qui lui permettent de ne pas se faire choper. Akmar se demande parfois que serait sa vie s'il avait suivit ses rêves — faire des études en littérature, ou peut-être en musique, rester enfermer dans des bureaux surchauffés, noyés dans un océan d'antiquités précieuses mais trop fragiles pour être manipulées. Il soupire et se met à rêver d'une vie où il serait parti voyager — il finit son mégot qu'il jette par terre de façon désinvolte.

Akmar attend.
Il s'apprête à allumer sa dernière cigarette préparée de la journée lorsqu'il aperçoit une silhouette trop bien habillée pour cette partie d'Amenti. Il se relève, essuyant rapidement son pantalon et laissant sa chemise d'uniforme pendre négligemment. Ça fait quarante minutes qu'il attend sous ce soleil de plomb — il peut bien mal présenter. Il attend, quelques instants, que son nouveau coéquipier s'approche avant de lancer d'une voix rauque et railleuse, trop peu utilisée aujourd'hui ;  

— « Tu t'es perdu en chemin ? »

Akmar attend.
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mar 26 Juil - 20:05
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Depuis 12ans dans l’armée, Rick avait eu de nombreux coéquipiers, il avait même eu le droit à une coéquipière à une époque, une belle femme qui avait finit par devenir bien plus et qui avait rompu tout lien une fois qu’elle avait obtenu sa promotion, celle-ci n’ayant pas oublier de mettre toutes ses fautes sur le dos du pauvre naïf qu’a toujours été le rouquin. Il en avait apprécié beaucoup, d’autres moins. Comme ce connard trop prétentieux qui l’avait rendu dingue, un abruti qui se permettait de se sentir supérieur aux habitants des quartiers les plus pauvres simplement parce qu’il s’était engagé, parce qu’il s’était “sacrifié” pour leur protection, un enfoiré sans la moindre compassion pour ces habitants qui chaque jour souffrent qu’importe le soutien de l’armée. Ca c’était finit simplement, on les avait séparé, la raison : Rick avait finit par balancer son poing au travers de la tronche de son coéquipier lorsque celui-ci avait tenté d’arrêter un gamin qui venait de voler pour manger.

Cela lui avait valu sa première rétrogradation, une mise aux arrêts ainsi qu’un “Puisque tu as choisi ta carrière sans notre avis, tu pourrais au moins bien travailler.” de son père. Il avait toujours été méfiant lorsqu’on lui imposait un nouveau coéquipier, il y avait de tout dans l’armée et Rick n’a jamais su faire semblant, quand il n’aime pas quelqu’un, il le montre bien plus que de raison et chaque mots, chaque geste de cette personne le rendra complètement dingue. Et être contrarié il n’aimait déjà pas ça lorsque c’était rare, mais alors lorsqu’il l’était durant toute une journée, il perdait rapidement pied et son côté légèrement violent ressortait bien plus qu’il ne le voulait. Il n’était pas fier de sa manie de régler ses problèmes à coup de poings, mais il était comme ça et il avait apprit à faire avec. Cette fois-ci pourtant, il se figea face à cet homme … ce gamin face à lui. Pourquoi ? C’était une nouvelle punition de l’armée de le placer avec ça ?

Petit, mince, la fragilité même et pourtant il portait bel et bien l’uniforme de l’armée. Lui qui venait de perdre un ami, un homme un petit peu plus petit que lui, mais tout aussi baraqué et il avait encore du mal à s’y faire, il allait se retrouver avec une crevette qui risque de se briser au moindre coup de vent. Voulait-on lui donner l’impression d’être inutile et d’être incapable de sauver qui que ce soit ?

« Je … »

Il continua de fixer son nouveau coéquipier tout en levant un sourcil interrogateur. Peut-être se trompait-il ? Peut-être que ce gamin portait tout simplement un uniforme pour jouer, ça ne pouvait pas être vrai hein ? Son visage se fit moins livide alors qu’il reprenait ses esprits. La vie est une garce il devrait le savoir depuis le temps.

« J’ai du me changer avant de venir, excuses pour le retard. J’avais pourtant demandé aux supérieurs de te prévenir que j’aurais sûrement une heure de retard. »

Avec la mauvaise réputation qu’il possédait chez ses supérieurs, il était fort possible qu’ils l’aient tout simplement ignorer, mais ça le dérangeait que ce petit est dû l’attendre sous le soleil. Risquait-il de faire un malaise ? C’était bien le premier coéquipier qu’il avait et qui lui donnait cette impression, cette horrible inquiétude, celle qu’il possédait en voyant des gosses faire des conneries dans la rue en sachant pertinemment qu’ils allaient se faire mal.

« J’m’appelle Rick et toi ? »

Il lui tendit alors la main dans le but de la serrer parce que même s’il ne la sentait pas cette idée de le coincé avec un petit gars fragile, ce n’était pas sa faute à lui, ce n’était du qu’à la perte récente de son ancien coéquipier.
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mar 26 Juil - 21:47
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Akmar juge silencieusement.
Ses iris bleues, un peu vertes, tirant sur un gris embrumé se glissent sur cette silhouette. Celle-ci s'approche en de grandes enjambées, pas vraiment pressées mais dynamiques. Sa peau pâle semble rougeoyante sous le soleil brûlant de la cité ardente — écho de sa chevelure enflammée. Il semble étranger, presque déplacé dans cet environnement. À mesure qu'il se rapproche on ne peut que remarquer la différence de leur carrure — allure frêle contre figures carrées, muscles nerveux bâtis sur les réflexes et la rapidité contre ces muscles d'acier. Il n'est pas beaucoup plus grand — à vue d'oeil, pourtant il semble bien plus imposant. Akmar ne peut pas s'empêcher de frotter nerveusement son avant-bras droit, mal à l'aise. Il n'aime pas que l'on remarque son côté presque chétif. Il est pas petit ni maigre per se, il est juste peu développé. Alors il fait pâle figure aux côtés de cet ours roux venu d'ailleurs. Ses dents grincent mais il se retient d'émettre la moindre objection. Ce n'est pas inédit — ce genre de physique est courant au sein de l'armée.
Il est l'exception.
Il est le frêle garçon.

Il prend conscience de ses clavicules saillantes — mises en évidence par son marcel blanc. Ses doigts fourmillent de reboutonner sa chemise d'uniforme, de tourner les talons et d'aller se cacher. Il reste planté sur ses marches d'escaliers, attendant enfin l'arrivée de son nouveau coéquipier. Il allume sa dernière clope, soupirant pour calmer ses nerfs à vif. Ce n'est pas son premier rodéo — son premier changement de coéquipier. Simplement, les années ont montrées qu'il a du mal à se socialiser, notamment dans l'armée. D'un naturel timide, il a du mal à rire de bon coeur à leurs blagues douteuses, leurs intérêts communs peuvent souvent se compter sur une main et les différences de carrures ne font rien pour arranger les fossés qui se creusent — uns à uns, entre Akmar et tous ses coéquipiers.

En parlant du loup — on en voit les boucles rousses. Le retardataire se plante devant lui, le fixant son allure de ses yeux azurs. Akmar serre les dents, frotte d'un geste distant la cicatrice de sa main droite. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer — voir le jugement envahir ces perles bleutées. Il sait déjà tout cela, le visage de cet inconnu n'a pas besoin de lui rappeler. Tout chez lui transpire la surprise et- il ne saurait dire ce que veut dire ce sourcil levé, mais rien de positif à ne pas douter.

— « J’ai du me changer avant de venir, excuses pour le retard. J’avais pourtant demandé aux supérieurs de te prévenir que j’aurais sûrement une heure de retard. »

Akmar soupire, tourbillons argentés éphémères — la fumée de sa clope disparait en un instant. Il se passe une main sur le crâne, délogeant ses boucles vers l'arrière. Il n'a pas envie de l'excuser — ce n'est pas lui qui a attendu plus d'une demi-heure en plein été. Mais d'un côté, il avait l'air presque sincère, son visage aux joues rondes ne cachant pas la moindre de ses pensées.

— « C'est pas grave » murmure-t'il dans sa barbe « Ils ont dû oublier ... »

Ce n'est pas comme si Akmar était important — simple soldat de plomb qui a passé des années à patrouiller dans les ruelles de sa cité. Il connait les recoins d'Amenti comme le dos de sa main, et pourtant ses performances sont dans les plus basses de l'armée. On ne peut pas avoir un bon coeur et faire preuve de sévérité. Même les petits petites frappes des gangs de la cité trouvent parfois grâce à ses yeux — il reconnait certains de ces jeunes désabusés, camarades de classes, voisins, tous qui n'ont pas eu la même chance que lui.
Et quelle chance.
Ha.

— « J’m’appelle Rick et toi ? »

La voix grave de son nouveau coéquipier le sort de sa rêverie. Ses yeux bleutés remontent vers le visage du rouquin, presque paniqué. Ils glissent sur la main tendue — un frisson secoue son être. Il dégluti et coince sa cigarette au coin des lèvres. Il serre la main offerte un quart de seconde — juste de quoi être poli. Sa paume fourmille, sa moiteur devient insoutenable. Serait-ce impoli de l'essuyer sur sa cuisse ?

— « Akmar » souffle-t'il, laissant le silence s'abattre sur la conversation.

Son mégot au coin du bec.
La cendre échoue sur sa bottine.
Le vent bruisse entre les baraques.


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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mer 27 Juil - 2:10
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C’est pas grave. Ce mot fit grincer les dents à Rick. Si c’était grave. Ces cons n’avaient rien d’autre à foutre que de faire passer les messages, ils pouvaient bien pour une fois rendre service, mais non, c’était toujours trop demander avec eux, comme ce nouvel uniforme non tâché qu’il attendait depuis 3 semaines et qui n’était toujours pas arrivé. Peut-être souhaitaient-ils seulement faire comprendre à Rick qu’après les nombreux problèmes qu’il avait provoqué, ils n’étaient pas disposé à lui rendre service. Il ne supportait pourtant plus cette tâche de sang qui ruinait sa chemise ainsi que son pantalon. Après les deux semaines qu’ils lui avaient laissé de “vacances” après la mort de son coéquipier -le temps nécessaire pour mener l’enquête sur sa mort- revoir cette tenue, ce sang qui lui rappelait que malgré tout ce qu’il avait tenté de faire pour sauver son ami, il n’avait rien pu faire en dehors de tenter de garder le sourire en lui disait que non il ne mourrait pas aujourd’hui, que ses enfants avaient besoin de lui et qu’il pourrait revoir sa femme. Il avait menti, il le lui avait promis, il avait faillit à cette promesse.

Là maintenant il ne pouvait que poser son regard sur celui qui allait le remplacer. Il savait peut-être pourquoi c’était Rick qui avait été choisit pour faire équipe avec lui. Parce que par chance, quelques jours après la mort de son camarade, un jeune soldat avait eu le droit à une promotion, une promotion qui aurait dû revenir à Freddy.

Akmar. Ce prénom résonne un moment dans sa tête en sachant pertinemment qu’il ne le retiendrait jamais. Les prénoms ça n’a jamais été son truc, voilà pourquoi il préfère donner des surnoms aux gens, surnoms qu’ils détestent la plupart du temps.

« Très bien Ak’, est-ce que tu sais ce qu’ils ont prévus pour nous pour le reste de la journée ? Je dois avouer que j’ai pas vraiment écouter ce qu’ils ont essayé de me dire hier lorsqu’il m’ont confié que j’allais devoir faire équipe avec un petit jeune. »

Un ‘petit’ jeune c’était le mot en effet.

« J’espère qu’ils ne t’ont pas trop parler de moi, ils savent exagérer les cas les plus désespérés. »

Un soldat de 32ans dont les supérieurs sont pour la plupart tous plus jeunes, quoi de pire ? Heureusement que Rick n’a jamais été prompt à se vexer pour si peu. Déjà qu’avec sa haine de l’autorité il s’entend souvent extrêmement mal avec eux, si en plus il devait ajouter à la liste un complexe face à la jeunesse de ses officiers. Tout comme il n’était pas assez macho pour se vexer d’être sous les ordres d’une femme, d’autres l’ont fait, d’autres en ont souffert plus que nécessaires. Le roux a déjà bien affaires avec ses propres soucis sans avoir à se sentir mal pour si peu.

« Ils m’ont un peu parlé de toi, mais encore une fois j’ai pas vraiment écouter, s’pas comme s’ils pouvaient réellement nous juger puisque tout ce qu’ils savent de nous ce n’est que des infos gribouillées dans un dossier. »

Rick n’apportait que peu de crédit aux jugements des autres sur une personne, il préférait de loin se faire son propre avis sur les gens, même s’il lui arrivait très souvent de ne pas réussir à bien cerner les autres. Il n’avait jamais jugé personne, il était mal placé pour cela, mais il était assez idiot pour se tromper totalement sur les gens, c’est comme cela qu’il s’était retrouvé marié à une croqueuse de diamants qu’il croit réellement amoureuse de lui et non pas seulement intéressée par son argent.
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je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche, cette cuillère j'ai appris à m'en servir comme d'une arme face à ceux qui me l'ont offerte. appelez ça de l'ingratitude, j'appelle ça gagner sa liberté face à l'oppresseur. ma vie je l'ai construite par mes propres moyens, mes propres choix, comme ça si elle est à chier, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.
MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Ven 29 Juil - 16:14
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Blablabla.
Voilà ce qu'Akmar entend.
Une suite ininterrompue de voyelles et de consommes qui s'imbriquent pour former des mots jetés au vent. Des dizaines — voire des centaines de mots sans véritable sens, simplement présents pour remplir le silence qui s'était fait imposant. Akmar sent la chair de poule glisser sur sa peau — cette sensation désagréable qui va de paire avec le boucan qui résonne actuellement. Il essaye d'écouter un moment, essayant de faire attention à cet amas de bruit qui sort de la bouche de son nouveau coéquipier. Les termes se ressemblent et se mélangent, quelque uns ressortent du lot — piqures involontaires. Rick se croit tout permis et Akmar ne peut s'empêcher de s'énerver. Silencieusement — intérieurement. Ses sourcils se froncent alors que sa paupière gauche se crispe spasmodiquement. Il espère que le grand gaillard sait observer les gens — il en doute, mais l'espoir fait vivre. Il espère au plus profond qu'il va remarquer la moue amère du plus jeune, fermer sa gueule et commencer la patrouille sans plus discuter.
Quelle belle utopie que celle-ci.

— « Ak' [blablabla] petit jeune »

Ak'
Un surnom courant — presque familier. Il ne compte plus le nombre de fois que ses frères et soeurs sont venu vers lui en le criant à tue tête. La plupart de ses amis l'appellent comme ça — plus simple, plus court. Tout le monde n'est pas habitué aux sonorités âpres de son prénom. Alors Akmar sourit gentiment — à pleine dents. Il n'hésite pas à répondre à ces deux lettres, presque une onomatopée. Sauf que généralement on lui a demandé. Ça te dérange si je t'appelle comme ça ? Ou alors il l'a proposé de son plein gré. Mais c'est toujours selon sa volonté. Contrairement à ici, où Rick — gentil Rick, sympathique rick, décide de lui-même de le surnommer.
Il ne l'a pas mérité.
Il n'a pas obtenu le droit de changer son prénom à volonté. Ils ne se connaissent pas, pas plus que deux inconnus qui se croisent dans la rue. Ils ne savent littéralement rien l'un de l'autre, à peine quelques informations sur leur dossier. Et encore Akmar n'a pas eu le temps de potasser. Ils ne sont que Akmar et Rick — deux soldats que l'on a décidé de rassembler. Mais Akmar ne dit rien — comme toujours. Il se contente d'un demi-sourire, un tic nerveux alors qu'il tire agressivement sur sa clope. Pour qui se prend-t'il de le traiter de petit jeune. Un petit jeune c'est un gars sans poil au menton qui vient de débuter — un peu paumé et sans véritable volonté. Akmar gratte le coin de sa mâchoire distraitement alors qu'il observe son coéquipier qui continue de déblatérer.

Blablabla. Akmar n'entend que ça.
Il se demande un instant l'âge de Rick pour tenir de tel propos — se croit-il si vieux que ça ? Il fait à peine la trentaine passée, sa carrure massive lui donnant un air plus âgé alors que ses yeux bleus pétillants sont ceux d'un enfant. Akmar n'est pas si jeune que ça. Petit jeune ha. Cela va faire huit ans — ou est-ce neuf, qu'il sert dans l'armée en tant que sous-officier. Ce n'est pas bien brillant, mais il n'est plus une jeune recrue depuis longtemps. Il caresse distraitement l'impact de balle dans son épaule gauche — découvert par sa veste d'uniforme claquant au vent.

— « [blablabla] sur un dossier. »
— « hn »

Akmar relève les yeux vers ceux de Rick.
Mince, il n'a pas vraiment écouté, il a simplement acquiescé par principe. C'est une technique qu'il a développé depuis longtemps. Faire semble de faire attention et faire des bruits assez neutres pour passer comme des affirmations de ce qui a été raconté. Il risque un sourire un peu plus prononcé, essayant de faire passer un message — une opinion sur un sujet sur lequel il n'a pas la moindre idée.

— « Ne tardons pas à faire notre patrouille. Tu as déjà fait le tour du quartier hm ? » Monsieur le soldat expérimenté reste non-prononcé. « La routine quoi. »

Akmar sourit doucement, jète son mégot par terre et l'écrase du pied. Ce n'est pas sérieux de fumer en train de patrouiller. Ils sont censés montrer l'exemple — la belle affaire. Ce n'est pas les paires de soldats de son enfance qui l'ont véritablement formé — c'est même grâce à eux qu'il a commencé à fumer. Ha quels beaux exemples pour la jeunesse.

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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Lun 1 Aoû - 22:34
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Rick sourit, doucement, par réflexe sûrement parce qu’au fond il n’est pas plus heureux que ça. L’enterrement de la matinée lui pèse encore sur l’esprit même s’il souhaiterait oublier le rassemblement de gens habillés de noir, même s’il souhaitait oublié le cercueil recouvert du drapeau d’Amenti, même s’il souhaitait oublié que la dernière chose qu’il verrait de son ami serait une boite de bois. Peut-être est-ce pour ça qu’il parle, sans cesse, pour oublier cette scène, pour penser à autre chose, pour chasser cette douleur qui assombrit ses traits et lui donne un air sérieux qu’il n’aime pas. Il parle, beaucoup pour ne rien dire, mais c’est devenu une habitude, une sale habitude qu’il a adopté pour que le silence ne s’impose pas et aussi simplement parce qu’il aime parler, même si c’est pour ne rien dire.

« Oui, ça semble calme. »

Heureusement. Il espérait ne pas avoir revivre un problème pour le moment. Il ne voulait pas avoir à regarder derrière son épaule à chacune de ses patrouilles, même s’il se surprend à le faire plus que nécessaire depuis qu’il a reprit le travail. Lui qui n’aurait jamais imaginé perdre un coéquipier dans ses rues, dans cette ville qu’il a apprit à connaître comme sa poche depuis des années, cette ville où il est né et où il vit tous les jours, même si parfois il lui arrive de se demander comme un quartier comme Shantytown peut côtoyer un quartier comme celui où trône sa villa familiale.

L’odeur de la cigarette remonta dans ses narines avec tentations. Depuis combien de temps n’avait-il plus fumé, 4ans, non ? Depuis quelques mois après son mariage, sa femme ayant décrété que l’odeur du tabac la dérangeait trop et que se serait mauvais si un jour il venait à la mettre enceinte. Des enfants dont il ne voulait pas avec une femme qu’il ne voulait pas, quel plan pouvait être pire hein ? Oh Rick avait toujours voulu être père, même s’il doutait réellement de son bon boulot dans ce domaine, il manquait de maturité et était incapable de prendre ses responsabilités d’après la mère de Dylan. Ses seules qualités selon elle était les yeux verts dont son fils avait hérité et le fait qu’il sache jouer au foot.

« Tu es pas très causant toi hein. »

Rick lui fait un sourire en se mettant en route, il n’a rien contre les personnes qui ne parle pas énormément, mais à cet instant il aurait besoin que le silence cesse, que ses pensées cessent de le torturer, il a simplement besoin de parler, même si ce n’est pour rien dire.

« J’ai entendu dire que ton coéquipier avait eu une promotion, il était comment ? »

Ce n’était pas vraiment important, mais Rick voulait savoir ce qu’Akmar avait connu avant lui, peut-être que cela l’aiderait à mieux le cerner, même s’il en doutait un peu, ça n’avait jamais été son fort de cerner les gens et il le savait bien. Cela lui avait valut de nombreux problèmes, mais peut-être qu’ainsi il arriverait à se montrer moins exaspérant auprès de son nouveau coéquipier avec qui il préférait bien s’entendre. C’est tellement plus chiant de devoir supporter un emmerdeur tous les jours au boulot, il l’avait vécu et ce n’était pas son but d’enquiquiner jour après jour son camarade.

« Tu t’entendais bien avec lui ? »
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Lun 1 Aoû - 23:45
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Akmar soupire.
Ils se mettent enfin en route. Au bout de plusieurs minutes d'une discussion — avouons-le — franchement inutile, ils commencent à patrouiller dans les rues mal famées de la cité. Leur cadence est lente et son coéquipier semble peu concentré — son esprit vogue ailleurs, ses yeux troubles comme s'il se remémorait quelqu'un chose d'intangible. Akmar n'ose pas le sortir de ces pensées qui semblent moroses, il se contente d'avance, côtes à côtes et d'écouter. Le moulin à parole semble s'être tari, les mots se font plus rares — pas spécialement plus importants. Son nouveau partenaire a l'air de bien aimer parler pour ne rien dire — phrases bateaux qu'il lance au gré des vagues pour meubler un silence pesant.

Akmar n'est pas habitué au silence. Fils aîné d'une famille de six enfants, il s'est habitué au bruit perpétuel de leurs mouvements. Même depuis son déménagement, l'isolation peu efficace de son immeuble ne laisse que peu de place à un silence de plomb. Que ce soit les grincements du voisin du dessus, les bruits de pas dans la cage d'escaliers, la musique qui s'échappe du balcon d'Eva et Chihiro. Quelque soit le moment sa vie est emplie de sons — et pourtant le silence ne le dérange pas spécialement. Il le préfère d'ailleurs à un bavardage incessant — notamment réaliser par un inconnu croisé dans la rue. Lorsque Sofia se met à parler de ses découvertes, il l'écoute, un sourire indulgent au coin des lèvres. Lorsque Hélène — sa voisine de palier — l'invite à prendre le thé pour discuter, il accepte gracieusement et apporte des biscuits réalisés par sa maman. Mais lorsqu'une connaissance de passage l'aborde dans la rue pour discuter de sa vie, ses problèmes, sa femme et ses enfants — Akmar ne peut s'empêcher de trouver ça agaçant. Il préfère alors de loin un silence plombant.

Son coéquipier semble faire partie de ceux qui ne peuvent supporter un silence trop présent. Bien vite la discussion reprend — Akmar se prend à rêver d'une nouvelle cigarette. Sa mère lui a déjà dit d'arrêter, elle l'appelle même un junkie lorsqu'elle voit qu'il n'arrive pas à arrêter de fumer.

— « J’ai entendu dire que ton coéquipier avait eu une promotion, il était comment ?   »
— « hmm »

Akmar se met à réfléchir à la question.
Son ancien coéquipier ; Francis.
Son dernier amant ; Francis.
Francis, celui qui lui a apprit à jurer à français. Francis celui qui avait été son coéquipier pendant plus d'un an — pendant six mois son partenaire entre les draps. Francis qui le faisait rire et l'a fait pleuré. Francis qui l'avait quitté. Ce n'est pas toi — enfin si, je ne peux pas continuer à stagner à ton niveau. Les mots qui blessent — qui l'ont incapacités pendant trois jours à manger de la crème glacée. Et puis il avait avalé sa fierté blessée et s'était redressé. Le week-end est passé, il est temps d'aller travailler pour découvrir que Francis a été promu — qu'il l'a véritablement abandonné.

— « Tu t’entendais bien avec lui ?   »
— « Ouais on peut dire ça .. »

Ils s'entendaient bien — sourires cachés et baisers volés.
Akmar n'arrive même pas à le détester — ses mots cruels l'ont blessés mais qui est-il pour retenir, tirer vers le bas un homme qu'il a aimé ? Et quel homme.

— « Il était un peu plus grand que toi » dit-il en observant Rick du coin de l'oeil. « Peau brune, cheveux sombres, yeux pétillants, sourire char- » continue-t'il avant de s'arrêter net, il se dévoile un peu trop. « Sourire charmeur, il avait des origines algériennes et françaises ... Tu sais ce que c'est hein .. »

Peut-être qu'il ne s'est pas totalement relevé.
Peut-être que son coeur bat encore pour cet homme cruel. Toujours est-il qu'il s'est trop dévoilé à ce nouveau coéquipier. Il s'était promis de ne pas recommencer, ne pas s'attacher à ce nouveau collègue — il en a déjà trop bavé. Il n'ose pas réciproquer la question — tout le monde sait ce qu'il s'est passé. Ce n'est pas tout les jours qu'un décès survient dans les rangs de l'armée amentienne. Tous les soldats ont effectués une minute de silence pour leur camarade tombé. Mais celui qui a dû le plus souffrir c'est son coéquipier — Rick Montgomery. Il ne lui a pas donné son nom de famille, mais ce n'est pas difficile à deviner. Un ours roux à la peau aussi pâle que la lune fait tâche parmi tous les épidermes colorés.

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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mar 2 Aoû - 12:48
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La réponse de son coéquipier le fait sourire, il s’enthousiasme d’un rien, se rend heureux pour des choses futiles, des choses que les autres trouvent normales ou peu intéressantes. Alors oui il est heureux qu’Akmar se soit bien entendu avec son ancien coéquipier, oui ça le rend presque triste que celui-ci n’est pas eu le droit de le suivre en obtenant une promotion aussi et oui il espère qu’ils s’entendront aussi bien. Rick est naïf, Rick vit dans un monde où tout ne peut que bien se passer, toujours, sa naïveté peut être belle, mais elle est généralement handicapante, parce qu’il ne voit pas les détails, les nuances ne l’ont jamais atteint alors que parfois il les cherche, il cherche la tristesse derrière les faux sourires, mais il n’y voit qu’un sourire, il cherche le mensonge dans les fausses bonnes volontés, mais il n’y voit que ce qu’on veut bien le laisser voir. Il est idiot alors il a abandonné l’idée de voir ces détails et peu importe, non ?

Pourtant il remarque derrière les mots de son coéquipier, il ressent ce qu’il s’y cache -si peu-, Akmar et lui n’était pas que de simples camarades, non. Il affiche alors un sourire en coin en relevant les sourcils. Sourire charmeur hein ? Rick aurait aimé le rencontrer juste pour voir lequel d’eux deux auraient été le plus charmant, le concours de celui au charme naturel le plus efficace.

« Le coéquipier grand et charmant, je connais, habituellement c’est moi. »

Un large sourire éblouit alors son visage. Elle revient. Cette expression qui habituellement rend son visage si vivant, faisant disparaître la tristesse de ses traits. Il a toujours été plus attirant avec ce sourire, la culpabilité ne rend ses traits que plus durs, la colère lui donne un air si violent alors que ce sourire le rend doux, si accessible.

« Étrangement je n’ai jamais été très attiré par les hommes comme ça, sûrement une question d’égo de mâle alpha ou une connerie comme ça. »

Il se passe une main dans les cheveux, décoiffant ses cheveux roux, lui donnant un petit air rebelle en plus avant d’essuyer son front de son bras. Malgré les années et sa peau qui a apprit à bronzé plutôt que brûlée au soleil, il a toujours moins bien supporté le soleil que les autres, faiblesse dans cette ville où le soleil ne disparaît que peu. Pourtant il ne s’en plaint pas, il fait avec, comme tous les autres.

« Ça a du être difficile de le voir partir, c’est toujours plus dur quand on s’attache de les voir partir. »

Parlait-il seulement pour Akmar ou aussi un peu pour lui ? Il ne savait pas vraiment. Son sourire se fit moins vif, une pointe de nostalgie assombrissant ses yeux verts. Oh oui c’était dur, même s’il ne l’avouerait pas. Même s’il ne se sentait pas de s’en plaindre, il n’en avait pas le droit. Freddy était mort en patrouille, il était mort en faisant son job comme un chef et même si son absence semblait être une punition bien trop dure, Rick ne pouvait pas s’en plaindre, cela donnerait à sa mort un aspect bien moins honorable, même si ça faisait chier, putain.

« J’ai connu ça, une équipière qui a eu une promotion. Beaucoup pense que le plus difficile c’est le fait qu’il devienne un supérieur alors qu’on ne bouge pas, qu’on évolue pas, nous. Mais je pense que c’est l’absence le plus dur et le fossé qui se creuse ensuite. Ça semble impossible de garder la moindre relation après ça. »

Il ne voulait pas parler de Freddy, ne pas évoquer ce qu’il ressentait à son absence qui le torturait encore et toujours alors il préférait évoquer Sophie, parce qu’au fond, même s’il avait eu de nombreuses relations charnelles avec elle, il n’y avait jamais vu une relation sur le long terme, car même s’il s’était bien amusé avec elle, il avait toujours su qu’elle partirait, qu’elle l’abandonnerait comme s’il n’était rien pour prendre du grade. Il s’était douté qu’elle profiterait de lui, il l’avait su cette fois-ci et pourtant, ça lui avait été totalement égal. Il avait seulement été déçu de ne plus avoir de nouvelles après ça, parce qu’au fond, elle lui manquait quand même. Même si elle n’était pas grand chose pour lui.
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Lun 8 Aoû - 17:36
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Akmar lui offre un sourire amusé — un rire discret s'échappe de ses lèvres sèches alors que ses yeux verts, bleus et un peu gris pétillent doucement en l'observant. Il n'a rien dit de spécialement drôle, simplement amusant. Une petite bouffée d'air frais avec ce sujet parfois un peu trop pesant — rempli de souvenir et de larmes amères. C'est beau de rêver tombe dans l'oreille d'un sourd alors que son coéquipier continue de s'animer — un nouveau torrent de mots quittant sa bouche. Pourtant Akmar n'a pas envie de l'arrêter — alors que son visage s'illumine enfin, un sourire franc au bout des lippes, ses propres prunelles azurées prenant vie — quittant cet air un peu vacant. Effectivement il pourrait presque être charmant — si seulement il s'arrêtait de parler un instant. Akmar continue son observation du coin de l'oeil, bien plus concentré sur son langage physique — le plissement de ses yeux, les mouvements de ses mains alors qu'il continue de discuter.

Akmar pourrait presque l'apprécié, il n'a pas l'air aussi idiot que ça. Il a su déceler sa relation avec son ancien coéquipier au travers de ses mots à peine déguisés. Il est vrai qu'il n'a pas été très discret, mais un idiot complet aurait complètement loupé les indices — non ? Enfin il semble bien naïf à déblatérer en pleine rue de ses préférences et de ses théories de mâle alpha. Akmar a envie de rigoler — moqueur cette fois. Comme s'ils n'avaient jamais rencontrés de femme alpha. Ces dames qui imposent un respect sans borne et auxquels ils ne peuvent qu'obéir. Et qu'est-ce que cette qualification d'alpha hm, une nouvelle construction socio-culturelle qui n'a aucun véritable fondement. Peut-il être considéré comme un mâle alpha parce qu'il est le fils aîné — l'héritier, celui sur lequel reposent les responsabilités ? Bullshit. Akmar se contente de le laisser parler, gardant ses pensées pour lui — un poil interloqué par son nouveau coéquipier. Il n'arrive pas vraiment à le cerner — peut-être comprend-il mal ce dont il parle ? Ou peut-être a-t'il simplement du mal à s'exprimer — qui sait.

— « Ça a du être difficile de le voir partir, c’est toujours plus dur quand on s’attache de les voir partir.  »
— « hmm »

Akmar ne commente pas, il se contente d'acquiescer distraitement. Il remarque bien la réaction de Rick — ses yeux moins vifs, son sourire moins franc. Le soleil qui semblait l'illuminer auparavant n'est plus qu'une lourde chape de plomb pesant sur ses épaules affaiblies. À chacun ses peines — à chacun ses blessures. Il ne souhaite pas plus s'y impliquer — creuser et blesser encore plus son coéquipier. La plaie doit être vive, bien trop récente pour avoir véritablement cicatrisé. Le départ de Francis lui a fait du mal — l'a battu par terre et il a toujours du mal à se relever. Pourtant il peut se montrer chanceux de pouvoir toujours le croiser — contrairement au coéquipier, l'ami décédé de Rick. Ses soupçons ne sont que confirmés lorsqu'il se met à parler d'une ancienne coéquipière, elle aussi promue, elle aussi ayant abandonné derrière elle une relation plus profonde que de simples collègues, à ne pas en douter. Akmar ne peut s'empêcher de remarquer qu'il se cache derrière cette histoire, tel un animal blessé. Simple anecdote qui se situe à des années lumières de la souffrance de parler de son coéquipier tombé.

— « Je me dis que c'est la vie — c'est comme ces amis d'enfance qu'on a perdu de vue une fois que l'on a déménagé. On va à la même école parfois, mais ce n'est plus la même chose, on a perdu cette proximité .. »

Akmar n'a pas envie de s'étendre au sujet du récent décès, il préfère éviter le sujet entièrement. Ça le met mal à l'aise d'en parler — ça le dérange de l'éviter. Il préfère toujours l'honnêteté, mais dans ce cas là il ne veut pas s'empêcher de dévier. Parler d'autre chose, même si ça le contraint à dire des banalités. Ils continuent de marcher sous ce soleil de plomb — qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour quelques clopes à fumer. Il n'arrive pas à résister en voyant un petit commerce — un bouiboui qui vend quelques bouteilles d'eau, chips et surtout — son propre saint-graal, sa propre héroïne. Il se tourne vers Rick et demande rapidement ;

— « Ça te dérange si on s'arrête un instant pour que j'aille acheter des clopes ? »

Akmar caresse nerveusement son menton, un fin sourire au coin des lèvres. En somme, leur patrouille est plutôt calme. Il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'activité au beau milieu de la journée. Tout le monde sait que ce n'est pas la peine de sortir de chez soi sous un tel soleil — seuls les supérieurs de l'armée sont assez stupides pour leur demander de patrouiller. Il se dirige d'un pas décidé vers la petite échoppe, deux billets sales au creux de sa paume.

— « Hey Aziz, comment ça va ? et la famille ? » demande-t'il poliment au vendeur, il le connait depuis qu'il a douze ans. Il connait ses filles, ses fils et sa femme comme s'ils étaient des cousins pas très éloignés. Sa question est un mélange de politesse de base et d'un réel intérêt, un peu pressé. « Haa, je suis content d'entendre ça. Oui ça va, en pleine patrouille comme tu vois. » répond-t'il à Aziz en montrant vaguement Rick. « Tu me mets deux paquets de Lucky Strikes ? »

Akmar glisse l'argent sur le comptoir et s'empare des paquets, saluant le vieil homme de la boutique. Il déchire rapidement l'emballage et s'empresse d'allumer uns de ces petits tubes de nicotines nocifs mais addictifs. Il préfère habituellement le tabac à rouler — moins cher, mais il n'a pas envie de prendre encore plus de temps dans celui imparti pour réaliser leur patrouille. Celles-ci feront l'affaire.

— « T'en veux ? » propose-t'il automatiquement à Rick

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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Ven 12 Aoû - 14:45
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Rick sourit, ça lui a toujours fait du bien de discuter, même si ce n’est pas la raison première qui le pousse à le faire, celle-ci est tout autre et bien plus simple : il n’a jamais su se taire. Déjà enfant il parlait beaucoup, trop d’après ses professeurs, de choses bien inutiles d’après quelques uns. Son esprit n’a jamais su retenir ses pensées, il est bien trop bête pour ça, mais ça ne l’a jamais vraiment dérangé. Il a même du mal à comprendre ceux qui ne parlent pas, ceux qui gardent tout en eux et qui critique le fait qu’il soit trop bavard. Comme si ne jamais se confier était plus saint que raconter absolument tout. Enfin tout, surtout le moins important. Les détails sans importance, les choses futiles qui permettent ainsi de ne pas évoquer les choses difficiles, les choses importantes qui devraient être dites. Ce n’est pas que Rick ne veut pas en parler, il en a assez discuté avec sa femme alors qu’il cherchait du réconfort, un réconfort qu’il n’a pas trouvé en elle qui ne s’était que vaguement intéressé à lui avant de lui proposer de le consoler au lit, parce que c’est bien connu : le sexe resout tout pour un homme. Comme c’est faux, il ne s’en était senti que plus vide et discuter avec elle lui paraissait impossible à présent.

« Mes amis d’enfance sont devenus de sales prétentieux qui ne pensent qu’à deux choses : leur héritage et quand est-ce que leurs parents vont mourir pour le récupérer. »

En tant que fils de fiches, Rick n’avait connu que des enfants dans son cas de figures. Des gosses se sentant supérieurs parce qu’ils possèdent des choses, parce que leurs parents possèdent des choses. À l’époque Rick ne le voyait pas, il n’était qu’un gamin qui rêvait d’être un pirate, l’argent pour lui ce n’était rien de plus que celui des trésors qu’il enterrait dans le jardin, le sien, il n’en avait pas conscience. La différence entre les bidonvilles et sa propre maison, il ne la voyait pas, il pensait seulement que des gens préféraient vivre dans des maisons plus petites ou alors que ses parents aimaient les grandes maisons. Les classes sociales ? Inexistante dans son esprit d’enfant naïf. Naïf il l’était toujours, enfant, non et il avait compris à présent, compris que ses fils de riches qu’il avait côtoyé était des cons et qu’ils n’étaient en rien supérieur au plus pauvre des sdf de la cité.

« Bien sûr. »

Rick regarde son nouveau coéquipier s’éloigner en direction de la petite épicerie puis il s’étire en poussant un long bâillement très peu discret. Il a à peine dormi durant la nuit, l’idée de l’enterrement l’ayant angoissé une bonne partie de celle-ci sans qu’il ne puisse trouver le sommeil. Il s’était alors contenté de prendre Razmo sur son torse pour le câliner et jouer avec le temps que Morphée ne vienne le chercher. Chose que sa femme n’a pas hésité à critiquer à peine eut-il ouvert les yeux le lendemain matin, parce que voyons, les ratons laveur ça n’a rien à faire au lit. Son partenaire revient sans qu’il ne le remarque, les yeux fermés et le visage levé vers le soleil, en ce moment il regrettait vraiment d’avoir épousé Emily, mais que pouvait-il y faire après tout ? Lui briser le coeur en demandant le divorce ? Très peu pour lui, il préférait rester fidèle à une femme qu’il n’a jamais aimé plutôt que la faire souffrir.

« Si ça avait été il y a quelque mois je t’aurais dit avec plaisir, mais j’ai arrêté. Merci quand même. »

Arrêter, il l’avait fait à contre coeur ça aussi, pour sa femme, pour ses futurs enfants imaginaires qu’elle avait utilisé pour le forcer à arrêter, lui rappelant que la cigarette c’était dangereux pour les enfants ainsi que les femmes enceintes. Il n’avait pas osé lui dire que jamais il ne souhaiterait lui faire des enfants alors il avait juste arrêté, ça avait prit plus de trois mois et il s’en sortait plutôt bien depuis.
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Mer 24 Aoû - 18:32
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Akmar remarque l'air de sérénité qui peint le visage de son coéquipier — il semble presque paisible, nimbé de cette lueur presque dorée. S'il avait une âme d'artiste, il aurait peut-être eu envie de sortir les aquarelles pour le croquer. Quelques coups de pinceaux colorés pour capturer cette atmosphère irréelle. Quelques pas plus tard et l'illusion est brisée. Akmar se sent presque sale aux côtés de Rick — incapable de contrôler son addiction. Incapable de pouvoir se passer de nicotine pendant quelques temps. Rick semble être un bon gars — trop bavard et jovial, mais il a subit pire que ça.

— « Si ça avait été il y a quelque mois je t’aurais dit avec plaisir, mais j’ai arrêté. Merci quand même  »
— « Un-hun »

Un-hun. Akmar pourrait développer. Ses lèvres pourrait former quelques mots cruels — interrogations rhétoriques. Il y a une histoire derrière, mais il ne souhaite pas creuser. Il n'a pas spécialement envie de s'en soucier, d'écouter le pourquoi du comment son coéquipier essayer d'arrêter. Tant mieux pour lui — pour sa santé. Il ne veut pas entendre quelques arguments lancés au vent. Quelques phrases pour essayer de convaincre — son interlocuteur, soi-même, du bien fondé de sa décision.

Akmar ne se voile pas la face — même quand on lui a demandé il n'a pas réussi à s'arrêter. Sa mère l'a supplié — pense à tes soeurs. Il a arrêté un temps, un mois, peut-être deux. Avant de recommencer. Et il a déménagé, pour pouvoir continuer à fumer — ou parce qu'il avait simplement besoin de sa liberté. Toujours est-il qu'il se retient lorsqu'il visite ses parents, le sourire amer de sa mère lui donne la nausée. Elle peut sentir cette odeur âcre dans ses vêtements, ses affaires, et même sa peau. Tout son être est imbibé de cette senteur de goudron brûlé. Pourtant elle ne dit rien, se contente d'apprécier l'effort de ne pas fumer devant les plus jeunes — d'empoisonner leurs poumons avec son addiction. Ça lui donne envie de pleurer — rire à en pleurer, lorsqu'il se retrouve à fumer aux côtés des derniers-nés. Alors il se rappelle comment il a lui-même commencé, simple échappatoire face à la pression imposée par ses parents — s'ils savaient.

Son addiction placée au bout de ses lèvres gercées, ils reprennent leur marche. Akmar ne regrette pas d'être l'aîné, il se réjouit simplement que ses cadets n'ont pas à supporter cette responsabilité. Il se dit qu'il a joué son rôle — qu'il les a véritablement protégé des attentes, trop lourdes à supporter, de leurs parents. Il est peut-être né trop tôt — sa mère avait à peine seize ans, ses parents n'étaient pas préparés. Ils ont pourtant fait de leur mieux et pour cela il leur en sera toujours reconnaissant. Il sort de ses pensées sombres lorsqu'ils prennent un tournant — leur patrouille continuant. Il n'y a rien à faire, tout le monde a fuit le soleil brûlant et quelques courageux longent les murs pour vaquer à leurs occupations.

— « Leur héritage ? » Akmar s'étonne soudainement, quelques minutes plus tard, se souvenant — par miracle, de la réponse de son coéquipier. « Tu viens d'un milieu plutôt aisé alors ? » demande-t'il sans vraiment y penser.

Merci Captain Obvious, la conclusion est logique. À moins d'avoir eu la malchance incroyable de côtoyer des gosses riches durant son enfance sans faire parti de ce milieu, la famille de son coéquipier devait être aisée elle-aussi. Akmar fronce légèrement ses sourcils — les lèvres pincés. Il essaye de ne pas juger — sa soeur essaye de faire disparaitre ses aprioris sur n'importe qui, mais la route reste longue. Il n'a pas spécialement envie de passer son temps à côtoyer un type pourri gâté. Si ça se trouve il n'est dans l'armée que pour continuer une tradition absurde ou parce que papa l'a obligé. (c'est l'hôpital qui se fout de la charité murmure une voix au fond de ses pensées). Sa grimace se fait plus prononcée — un simple soupire passe la barrière de ses lèvres.
Il tire sur sa cigarette, espérant se calmer.

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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Jeu 25 Aoû - 0:04
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Rick sourit de l’étonnement de son partenaire, un petit rire quittant ses lèvres. Il est vrai que là comme ça, il aurait été difficile de dire qu’il était différent des autres soldats, qu’il n’avait choisi l’armée que pour mettre fin à l’avenir tout préparé que lui préparait ses parents. Il était déjà difficile d’imaginer qu’un gamin de bonne famille se lance dans une telle carrière, pourquoi mettre sa vie en jeu quand on a de l’argent ? Pourquoi faire un travail mal payé quand on peut devenir bien plus, si on peut suivre papa dans l’entreprise familiale ? Pourquoi aider les autres quand on naît avec déjà tout ? Les raisons qui avait poussés Rick à s’engager était bien moins louables que l’envie d’aider ou le patriotisme, mais contrairement à ses anciens amis d’enfance il ne poussait pas qu’être soldat soit un métier de “pauvres” après tout y’en avait-il vraiment ? Comme si l’argent des parents pouvaient définir toute une vie dès la naissance, Rick refusait d’y croire et avait brisé toutes les pseudo-règles inventées par les personnes aisés qui espèrent garder leur “réputation” de bonne petite famille riche et avec un bon avenir.

« Plutôt oui, né dans une villa avec une cuillère en argent dans la bouche. »

Le sourire de Rick se fait moins joyeux, plus nostalgique et résigné. Il aime ses parents et ne voudrait pas leur manquer de respects en insinuant qu’il aurait aimé vivre dans une autre famille, mais il n’a jamais été un homme fait pour naître dans ce genre de famille. Trop idiot et impatient avec les choses qui le forcent à réfléchir pour reprendre la suite de son père. Trop immature pour être crédible face à d’autres héritiers de familles. Et puis il n’a jamais su mentir ou faire semblant, une chose pourtant nécessaire pour ce genre de boulots.

« Ca ne veut pas dire que je les supporte plus facilement, tous des hypocrites qui se préoccupent plus de leurs costumes trois pièces que des autres. »

Une dernière chose qui l’avait poussé à fuir cet avenir tout tracé, il ne supportait pas ces gens, il leur jetait souvent à la tronche toutes les choses désagréables qui lui passait par la tête quand il le pouvait, une des raisons qui avait fait qu’à présent il avait son étage personnel dans la villa. Les seules fois où son père l’avait poussé à venir à un rendez-vous d’affaire avec lui, Rick n’avait fait que fixer le partenaire d’un oeil mauvais avant de répliques qu’il n’était qu’un connard. Surement pour cela qu’ils avaient finalement accepté qu’il s’engage dans l’armée sans porter plainte contre celui qui l’avait accepté -avec une raison sûrement inventée de toute pièce- pour que cela soit annulé. Ils auraient trouvé un moyen de le faire virer pour le garder en laisse s’ils n’y avaient pas trouvé un avantage.

« Je ne dirais pas qu’être le fils unique d’un couple de riches est horrible, ça apporte ses problèmes comme dans toutes les familles je suppose, mais ce n’est pas facile quand comme moi on refuse de se laisser bercer par les attentes de papa et maman. L’argent ne fait pas le bonheur comme on dit. »

Loin de là même. Passer quasiment toute une vie à s’opposer aux choix que ses parents faisaient pour lui sans obtenir gains de cause. Être obligé de faire des études qui ne l’intéressait pas, redoublé deux ans avant de finalement s’engager sans leur demander leur avis et ne leur apprendre la nouvelle le soir même en rentrant avec l’uniforme. Rick n’avait jamais été la fierté de ses parents, très certainement un horrible fils pour eux qui n’ont que lui.

« C’est parfois difficile d’être le seul en qui nos parents fondent tous leurs espoirs peu importe notre milieu. Surtout quand ils imaginent un avenir dont on ne veut absolument pas. »
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MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Jeu 1 Sep - 11:54
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Akmar ne sait pas quoi penser — de Rick, de ses opinions, de la direction que prend leur relation. Il avait prévu de l'ignorer — le laisser parler, continuer à s'exprimer tout en opinant de temps en temps, juste de quoi marquer son affirmation ou sa négation selon les situations. Il ne comptait pas vraiment s'attacher ni même s'intéresser à son nouveau collègue — celui qui allait remplir le vide laissé par son ancien amant. Rick pourtant sait se montrer intéressant — une fois de temps en temps, il ouvre la bouche et raconte quelque chose de captivant. Une anomalie parmi toutes ses conneries. Il le sait déjà, après avoir passé quelques minutes en sa compagnie. Tout sort de sa bouche, et surtout beaucoup d'un intérêt relatif. Et puis, arrivant comme un ovni — une phrase censée, voire philosophique. Quelque chose de murement réfléchis ou bien sorti sous le coup d'une envie. Il ne saurait le déterminer.

Akmar oscille — entre émerveillement et quelque chose d'aberrant. Rick est un simplet, du moins c'est ce qu'il a conclu après ces quelques minutes d'entrevue. Rick ne semble pas réfléchir plus loin que le présent — le nez collé à l'instant. Il semble être lui-même une aberration — un gosse de riche qui ressemble à un sauvageon. Avec ses boucles dorées — presque rousses, et la barbe qui s'étend le long de ses tempes. Son uniforme est classique, un peu sale par endroit, mais du même tissu que celui de tous les soldats. Il ne semble pas vouloir profiter de ses privilèges — de cette cuillère en argent dont il est doté. Akmar est perplexe face à cet homme qui semble avoir tout de même bénéficié de tout cet argent qu'on lui a donné. Ces joues pleines — un peu rouges, semblent être un rappel constant, contrastant avec ses propres pommettes acérées et ses joues presque creusées.

— « [...] L’argent ne fait pas le bonheur comme on dit. »
— « Hn, comme on dit. »

Cette simple phrase — d'une banalité à pleurer se fait ressentir comme un coup bas. Un coup de poignard dans le dos — le souffle court, Akmar observe, presque incrédule son coéquipier. Il n'arrive pas à imaginer qu'on puisse refuser de voir la vérité. Effectivement, l'argent ne fait pas le bonheur, il en est bien conscient. Mais que sa vie aurait été plus simple — est plus simple, une fois que le compte en banque se rempli. Il sait bien que ses parents peuvent mieux s'occuper de ses frères et soeurs depuis qu'il leur envoie une partie de sa paye — véritable bouffée d'oxygène dans leur budget serré. Peut-être que s'il était né dans une de ces villas qui surplombent la cité, il aurait pu choisir sa voie. Il aurait pu rester enfermer à étudier, au lieu de courir dès ses 15 ans, essayant de gagner un peu d'argent.

— « C’est parfois difficile d’être le seul en qui nos parents fondent tous leurs espoirs peu importe notre milieu. Surtout quand ils imaginent un avenir dont on ne veut absolument pas. »

Rick est une curiosité — une inconnue qu'il ne sait déterminer. Il sait se montrer si déplacé un instant pour taper juste l'instant suivant — comme s'il savait lire ses pensées. Les yeux d'Akmar s'écarquillent légèrement — incrédule. Un lueur d'espoir brûle au creux de sa poitrine, un léger sourire peint ses lèvres alors que sa cigarette fini au sol — oubliée, consumée.

— « Tu - » il lèche ses lèvres sèches « Toi aussi, ils- » il hésite — que dire dans cette situation. « Tu ne t'étais pas destiné à l'armée ? »

Sa voix s'est fait vacillante — n'osant croire ce qu'il se passe. Akmar se sent ivre de cet espoir. Il n'a jamais rencontré que des collègues qui voulaient être dans l'armée, ou qui s'étaient résignés de bon coeur. Il n'avait jamais osé espérer trouver quelqu'un qui pourrait, peut-être, comprendre — sympathiser. D'être dans cette situation sans issues — oublier ses propres désirs pour faire plaisir. Au père, à la mère — à la famille. Soudain une angoisse inexpliquée lui tord les tripes — il en a trop dévoilé. Jamais, depuis toutes ses années, n'a-t'il laisser entendre que son entrée dans l'armée était forcée — par les attentes d'un père angoissé. Jamais il ne s'était autant révéler — à une personne qu'il venait de rencontrer.

Son visage se ferme d'un coup — la lumière dans ses prunelles grises disparaissant. Il réalise qu'il aurait mieux fait de la fermer, mais il ne peut pas reprendre ce qui a été dit. Lui dire d'oublier montrerait à Rick qu'il y a là quelque chose d'important — quelque chose digne d'être cachée, camouflé. Sa cigarette tombée commence à lui manquer — ses doigts d'araignées fouillent, s'agite afin de trouver une remplaçante dans ce paquet qu'il vient d'acheter. Pour s'occuper — éviter de trop y penser.

FT. RICK


FOR NAME'S SAKE
I'm dying and I'm trying, but believe me I'm fine. But I'm lying, i'm so very far from fine. And i, i can feel the pull begin, feel my conscience wearing thin, and my skin, it will start to break up and fall apart. i don't wanna fall away Δ twenty one pilots
MessageSujet: Re: Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar Jeu 1 Sep - 23:06
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AKMAR

RICK
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UN DE PERDU, UN DE RETROUVE
feat akmar r. m. al-misrî

Rick sait qu’il ne faut jamais se plaindre d’être riche, jamais se plaindre du statut d’héritier parce qu’il apporte tant, parce que c’est une chose dont on a besoin pour vivre, une chose qui nous offre tellement plus. On dit que ceux qui sont fortunés ont plus de chance de réussir, c’est vrai, c’est pour cela qu’en général il ne parle pas d’argent, il ne parle pas de ses parents, c’est aussi une des raisons qui l’ont poussé à porter le pseudonyme de Rick plutôt que Rickaerdt, Rick peut n’être qu’un soldat comme les autres, Rickaerdt n’est que l’héritier de la famille Montgomery et il ne veut pas être cet homme là du moins pas entièrement. Il n’a jamais pensé être à la hauteur de ce poste, de ces exigences et malgré l’envie de ses parents pour qu’il le devienne, il n’aurait jamais pu.

« Mes parents me voyaient avocat, politicien ou encore un autre boulot de glandeurs derrière un bureau. Ils auraient voulu que je suis un de ses intellectuels qui arrivent à aller vivre à Zirnitra. »

Rick baisse les yeux, au fond il aurait aimé pouvoir le faire, pour rendre ses parents fiers et surtout pour les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour lui malgré son manque de reconnaissance. S’il avait été différent, s’il était né en étant un peu moins stupide peut être qu’il aurait pu, peut-être qu’il aurait pu terminé la fac de droit pour reprendre le flambeau de son père en reprenant la tête de son entreprise d’avocats, malheureusement, ça n’a pas été le cas.

« Il ont vite compris que je n’étais pas fait pour ça. Et après 6 mois à la fac de droit, je me suis engagé pour mettre fin à tout leur projet. Ce n’était pas vraiment le fait d’être dans l’armée qui me plaisait, plutôt le fait de choisir mon avenir plutôt que de vivre celui qu’ils m’avaient prévu. »

Il avait essayé, réellement essayé à la fac, il avait tenté de bosser, mais n’étant pas le genre de personne à pouvoir rester en place sur une chaise à lire et relire les mêmes choses, il ne faisait que s’endormir sans comprendre la moitié des cours qu’il avait lu. Il avait finit par devenir dingue à la fin du second semestre, il ne dormait presque plus pour apprendre les cours sans pour autant obtenir plus que des 8 et le manque de sport l’avait déprimé plus qu’il ne l’avait jamais été dans toute sa vie. Il avait été malheureux durant cette période et c’est peut être aussi un peu pour cela que ses parents avaient finalement cédé quand à son choix de vie, même s’ils continuent à lui demander assez régulièrement s’il n’envisage pas un plan de carrière moins dangereux.

« Et puis franchement en dehors du fait d’être incroyablement sexy dans un costume trois pièces, avocat ça me correspond absolument pas. Déjà petit la seule matière qui m’intéressaient un tant soit peu c’était le sport. »

Rick sourit, il n’a jamais vraiment eu honte de ce qu’il était, de ce qu’il ne pourrait pas devenir, il avait fait avec, essayant de faire comprendre à ses parents la vérité qu’ils refusaient d’accepter. Leur fils était trop bête pour devenir ce qu’ils voulaient, il leur avait fait comprendre de la pire des manières en jouant le gamin borné et sans aucune reconnaissance. Il avait commencé par se faire tatouer “My Parents are jerk”, puis le piercing et tout avait doucement basculé dans une relation conflictuelle. Il avait préféré les décevoir de manière direct, les faire hurler, les énerver, plutôt que voir la déception, le regret dans leurs yeux quand ils auraient finalement compris. Il avait préféré tout brisé avant que l’espoir prenne place et ne rende la situation plus douloureuse.

« Ce n’est pas un boulot de rêve, c’est vrai, et les quelques idiots coincés qui disent ça, c’est seulement que leurs rêves sont à chier. »
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je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche, cette cuillère j'ai appris à m'en servir comme d'une arme face à ceux qui me l'ont offerte. appelez ça de l'ingratitude, j'appelle ça gagner sa liberté face à l'oppresseur. ma vie je l'ai construite par mes propres moyens, mes propres choix, comme ça si elle est à chier, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.
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Un de perdu, un de retrouvé - feat : akmar
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